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LE MONDE DE ZORDAR

LE MONDE DE ZORDAR

Amateurs de fantasy décontractée de la hache, ce site est pour vous ! Un guerrier impulsif raconte ses aventures délirantes.

Publié le par Zordar
Publié dans : #Zordar à l'aventure
Hier soir j'ai eu la formidable surprise de recevoir  une illustration  de la part d'Alda. Il s'agit de l'Esquif,  la villegiature de Zordar et de sa bande de zygotos. Alors , pour fêter ça, je ressors l'épisode ou l'Esquif apparait pour la première fois.

esquif.JPG

 

    C’est à un concours de dodelinement de têtes auquel on assistait ce soir là à la taverne « A la pinte qui pinte » . Il y avait là Zordar , Mikhalar , Tyrion et Ambrosius qui faisaient leur maximum pour remporter la palme. A leur décharge, il faut dire que la soirée avait été longue (assez) et arrosée (énormément). Ils avaient tous les yeux mi-clos et de temps en temps l’un d’entre eux lançait un « Ouais d’abord ! » , puis il retombait dans sa torpeur.

C’est sans prévenir que Zordar s’écria d’un seul coup :

-C’est décidé ! Ca ne peux plus durer !

Ambrosius fit un tel bond qu’il se fracassa le crâne contre le mur, sous le choc une faucille qui servait de décoration se décrocha et vint se planter dans la table. Tyrion renversa sa chope sur la robe de Mikhalar qui en voulant l’esquiver glissa de son banc pour se retrouver assis dans un crachoir.

-Quoi ? Demanda Ambrosius en se frottant vigoureusement la tête. Une bosse poussait.

-T’es taré ou quoi ? s’énerva Mikhalar

-Putebranche , j’ai failli avoir une attaque , lança Tyrion en regardant sa chope vide d’un air mélancolique.

Zordar s’était levé et il tanguait franchement. Il avait l’air grave d’un ivrogne qui va révéler aux autres piliers de bar la vérité ultime sur le monde.

-Nous allons acheter une maison !

-Pour quoi faire ? demanda Mikhalar qui se relevait en s’accrochant désespérément  à la table.

 -Pour y foutre le feu !

-Hein ? S’écria Ambrosius qui constatait que sa bosse allait l’empêcher de porter un casque pendant de longues semaines. Tu délires ou quoi ?

-Pour y habiter évidemment, que vous êtes cons !

-Ah ben merci, ça fait plaisir répondit Mikhalar qui, un œil fermé, visait le banc pour s’y rasseoir. Pourquoi ça te prends maintenant ?

-C’est pour la gamine, la vie dans des auberges ce n’est pas bon pour elle. Et puis avec Plumette , Drabza , et le canard , on commence à être nombreux. A chaque fois on est obligés de louer au moins quatre chambres. Ca revient cher ! …Vous ne trouvez pas qu’habiter enfin chez soi c’est génial ?

-Hum…faut voir…lança le magicien pensif mais ravi d’avoir réussi à reprendre sa position assise.

-Et pour la bouffe qui va la préparer ? Qui va faire les courses ? Qui va faire les lits et le ménage ? demanda Ambrosius inquiet

-On s’arrangera .

-Et Olivia , elle pourra venir ? interrogea Tyrion. Puis montrant sa chope : patron , la même chose !

-Bien sur qu’elle pourra venir, on va acheter une grande maison. Mais pour être sur de ne pas faire n’importe quoi, demain ,avant d’aller à l’agence « Cent Tueries »,  je vais aller consulter l'oracle.

-Tu veux plutôt dire le devin. Il y en a un très connu à Belianthe , il s’appelle le devin Sikod., expliqua Mikhalar

-Non, pas lui. Le devin Sikod raconte n’importe quoi. Je vais allez voir Verlana , c’est une nouvelle et elle est très forte à ce qu’on dit.

-Tu es sûr ?

-C’est un phénomène, je vous dis. Elle avait annoncé à Turnik le forgeron, qu’après bien des incertitudes,  il remettrait les choses à plat.

-Et alors ?

-Le lendemain, un étalon lui a mit un bon coup de sabot dans les valseuses !

 

     Lorsqu’on voyait Verlana pour la première fois on était assez surpris. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’avait pas vraiment le physique de l’emploi. Là ou l’on s’imaginait rencontrer une jeune femme mince, la peau diaphane avec de grands yeux clairs perdus dans le vague on voyait à la place une petite boulotte aux cheveux bouclés et aux yeux porcins.

Ce matin là toute la petite troupe présente chez Verlana était pour le moins déconcertée. Quatre d’entre eux étaient à la fois déconcertés et nauséeux.

-C’est cent pièces d’or mes loupiots annonça l’oracle.

-La vache, s’étonna Zordar , tu ne te mouches pas avec le coude !

-Moi , je ne marne pas avec des caves , si t’es pas jouasse , la lourde est juste là !

-Bon,bon ,d’accord.

Le guerrier fouilla dans sa bourse en jetant un regard  interrogateur à ses amis.

-Voilà, voilà, quatre vingt dix neuf et une qui font cent !

-Aboule l’artiche !

Une fois la transaction effectuée le cérémonial put commencer. Verdana prit une grosse chope vide, s’approcha d’un fut et se versa une pinte de bière.

-C’est gentil de nous offrir à boire mais je vais passer mon tour pour ce matin, lui lança Zordar qui  sentait la bière de la veille s’agiter dans ses tripes.

-Fiston , c’est pas ça du tout , tu te goures , moi je lis dans la bibine !

-….euh…ah bon ? C’est nouveau comme technique ?

-C’est mézigue qui l’a inventé. Bon,maintenant tu t ‘écrases , je vais gamberger.

 

Verdana tourne la chope et observe la bière pendant de longues minutes puis elle boit la pinte d’une traite, fait un rot à décoiffer un chauve et se tourne vers Zordar

-Ouvre bien tes esgourdes….. C’est pas l’homme qui prend la mer,c’est la mer qui prend l’homme…ta,ta,taa !

-Et ensuite , pour l’achat de la maison , tu dis quoi ?

-Rien, c’est tout , c’est ma prophétie. Maintenant toi et tes potes vous vous cassez , moi je vais retourner pioncer un coup.

 

Une fois dehors ,il y eut un long silence gêné au bout duquel Plumette demanda :

-Pourquoi tu as donné cent pièces d’or à la petite grosse pour qu’elle boive une bière et nous rote à la figure ?

-Euh…hé bien…hé,hé,hé…en fait tu verras que ce qu’elle nous a dit va se révéler très utile.

-On se demande bien comment , râla Mikhalar.

 

Dirigée par, Kasdron,   un ex-espion à la retraite, l’agence « Cent tueries » devait son nom à ses méthodes de gestion brutales mais efficaces. Si un loyer restait impayé plus de 21 jours, Kasdron envoyait une équipe de « joyeux encaisseurs » demi-orques qui avec de solides arguments faisaient rentrer l’argent dans les caisses.

Zordar avait rendez-vous avec Kasdron pour une série de visites. Je vous passe la description détaillée de celles-ci, je me contente de vous livrer les différents commentaires de Zordar.

1ère visite : « Trop petit » 

2ème visite  : « Je n’ai pas demandé un château !  » .

 Pour la 3ème : « Je parie que si je tape dans le mur elle s’écroule».

 La 4 ème : « Si on enlève les rats, les inondations et la moisissure, elle est très bien ».

 La 5 ème : « Ils ont oublié de mettre des fenêtres ici…Ah ? c’est un tombeau ?».

La 6ème : « C’est marrant cette maison de cent mètres de long sur trois mètres de large , c’est un garage à hobbits ? »…etc.

 

A la fin de la journée tout le monde regardait Zordar d’un œil noir. Ils avaient parcouru Belianthe en tous sens. Ils étaient même allés dans des quartiers inconnus. A la fin,  Drabza y alla de sa petite remarque.

-Fatche , Zordar , l’autre grognasse de devin,  c’est une brave brèle !

Zordar boudait et marchait la tête basse. Lorsqu’il la releva, il s’arrêta net.

-Dis moi mon brave Kasdron , cette bâtisse là bas avec une forme bizarre , c’est quoi ?

-Pff , c’est la maison de Trois-Chicots. C’est un ancien pirate qui avait fait fortune et qui avait décidé de se faire construire une maison en forme de navire. Elle ne vaux pas tripette, à mon avis il …monsieur Zordar, qu’est ce qu’il vous arrive ?

Le guerrier arborait un sourire large comme une épée a deux mains.

-Quel jour sommes-nous ?

-Euh…mardi !

- C’est pas l’homme qui prend la mer c’est la mer qui prend l’homme, je me souviens moi la mer elle m’a prit un mardi ! Suivez-moi !

C’est d’un pas décidé que Zordar conduit ses amis et l’agent immobilier étonné vers l’antre de Trois-Chicots.

 

Les surnoms ne sont pas tous mérités mais pour Trois-Chicots on peut dire qu’il lui allait parfaitement, quoique Plumetteaprès l’avoir longuement observé , lui déclara :

-Tu devrais t’appeler Deux –Chicots !

Le vieux pirate avait une tête de vieille salade flétrie. Il aurait fait peur à un cachalot. : chauve, borgne et édenté, la vie lui était passé dessus comme une tempête déchaînée,  le laissant  comme drossé sur des rochers. Heureusement, il avait encore toute sa tête. Comme il le dit si bien à Zordar.

-Toute la barcasse est partie avec le mat et les écoutilles, mais la barre tient le cap !

 

Trois-Chicots fut très surpris de la proposition du guerrier

- Tu sais mouchaillon , quand j’ai conchu chette chatanée baraque , tout les monde ch’est foutu de ma gueule.. Il m’a fallu attendre qu’elle tombe à moitié en ruine et que mes finances soient à marée bache pour qu’elle interêche quelqu’un ! Dix mille pieches d’or ch’est une chomme mais laiche-moi réfléchir une heure ou deux.

 

Malgré un certain délabrement on pouvait dire que le pirate avait réussi son projet insensé de construire une maison en forme de navire. On entrait directement à l’étage par une passerelle. Elle donnait sur « le pont » , une grande pièce de forme ovale soutenue par trois grand piliers , « les mats ». de chaque coté du pont un gaillard avant et un gaillard arrière a l’intérieur desquels étaient aménagées deux grandes cabines. Sous le pont, au rez-de-chaussée, d’autres cabines , la cambuse et la cale (un grand débarras). On pouvait loger un équipage entier et le vieux bonhomme devait se trouver bien seul dans tous cet espace.

 

Une fois sa deuxième bouteille de tord-boyaux descendue, Trois-Chicots accepta d’entreprendre une négociation. Ce n’est pas « le grand cacatois»  comme il appelait Zordar, mais «  la grand voile », Drabza en fait , qui se chargea de la tache.

-Té, le marchandage c’est comme le pastisson , on a ça dans le sang, nous les Chicoune , peuchère !

Il lui fallu deux heures pour convaincre le pirate qui s’accrochait à son prix comme un requin  à la jambe d’un surfer . Une fois le prix scellé restait une condition : qu’il puisse continuer à y habiter et que tout le monde l’appelle « capitaine ».

-Ca va faire un alcoolique de plus dans l’équipe, commenta Plumette sous le regard noir de Zordar.

 

Six mois plus tard eut lieu la pendaison d’écoutille Après de conséquents travaux, la maison baptisée «   l ‘Esquif ». par Zordar était comme neuve. Personne ne regretta cet achat….à un détail prés. Parfois au cœur de la nuit alors que tout le monde dormait profondément, Trois-Chicots se mettait à hurler à tue-tête :

-A l’abordage !

 

Commenter cet article

Béatrice 23/10/2007 20:03

Quelle chance tu as d'avoir un illustrateur perso comme Alda! Je suis verte de jalousie!

Roanne 20/10/2007 16:48

Waouhhhhhhh ! Alda est géniale ! Super cadeau !

sugi la fourmiz 17/10/2007 15:32

Je me souvient bien de ce récit :-)Magnfique cadeau que voila, Alda à fait une belle oeuvre d'art :-)

Eussé 15/10/2007 10:47

Beaucoup de talent cette Alda ! :o)

sieglind la dragonne 15/10/2007 07:40

Chouette "arche" en effet ! Belle illustration, tu as été gâté mon grand... Bises et je file, on vient de me piquer encore des heures à ma journée... ça va donner encore la course, pfff !

Présentation

Couvzordar1



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Le début d’une saga hilarante d’heroïc fantaisiste prévue en 10 volumes. Imaginez un dieu sympa mais pas très doué qui crée Aquilonia, un monde en forme de part de pizza où s'ébattent toutes sortes de créatures : orques, elfes, nains, belettes à dents de sabre, trolls, humains, dragons, krakens hydrophobes... Autant dire que tout le monde ne s'entend pas comme larrons en foire. Au milieu de ce foutoir, un jeune guerrier impulsif, entouré de quelques amis essaie de sortir son épingle du jeu dans des aventures loufoques et rocambolesques. Lecteurs trop sérieux ou femmes trop liftées, passez votre chemin.

Les trois premiers tomes sont disponibles TELECHARGER LES LIVRES.

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