IL Y A 1 COURAGEUX EN AQUILONIA !
C’est pour parler polar que je maltraite mon clavier ce soir. Un polar malin et habilement cogité. Il mêle avec brio deux faits divers : l’affaire Calas datant de 1762, que tous les Toulousains connaissent, et une histoire contemporaine de meurtre commis sur sa sœur par un jeune beur, au comportement pour le moins étrange.
Patricia Parry nous épate par sa lucidité sur notre époque et sur la place que peinent à y trouver les familles maghrébines. L’infâme n’est jamais loin. ( Ce mot utilisé par Voltaire, qui fit de l’affaire Calas un débat quasi national, désigne l’intolérance et la superstition.) Qui sait si ce livre n’est pas aussi de la politique fiction ?
L’intrigue est passionnante et les personnages puissants., complexes et profonds. Et puis ce n’est pas souvent que des psys se tapent le boulot des privés ou des flics ! J’ai même appris qu’un bipolaire n’est pas un ours bisexuel (Je vous laisse trouver ce que c’est). Mais ce qui m’a le plus bluffé c’est la construction de la dernière partie du roman, où l’auteur nous mitonne une fin au petit oignons en amalgamant l’époque Voltairienne et la notre avec ce qu’il faut de sauce et de piment. Du grand art !
Cet épatant polar a été également approuvé par Zordarounette qui le lisait même à table ! Parce qu’on ne lit pas que de la fantasy ma
bonne dame, on est tolérant chez les Zordar et c’est pas la faute à Voltaire !
La quatrième de couverture :
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