IL Y A 4 COURAGEUX EN AQUILONIA !

Je viens de terminer un roman qui m’a balayé, abasourdi, étonné, séduit et qui va me laisser des traces tel un doigt dans une motte de beurre.
Ce livre est inclassable : de la fantasy sans magie ou presque, sans folklore Tolkienien, sans véritable référence à des mythes connus, un livre-monde assez unique.
Quand Alain Damasio l’a écrit, il vivait seul et son écriture affinée comme il n’est pas permis, témoigne de l’ascèse qu’il a dû s’imposer.
En gros, car je ne vais pas entrer dans les détails, l’histoire se déroule dans un monde battu par le vent ou plutôt les vents. Depuis des siècles, des Hordes, regroupant les meilleurs dans leur spécialité, essayent de remonter à l’origine du vent, l’Extrême-Amont pour en découvrir l’origine. Nous sommes donc entraînés avec la 34ème Horde, avec à sa tête Golgoth le Traceur, qui semble avoir toutes les chances de réussir l’impossible. Une lutte de tous les instants les attend avec son lot de drames mais aussi des instants de partages uniques, pensez, ces conquérants sont ensemble depuis trente ans !
C’est un roman à 23 voix avec chacun sa façon de raconter et de voir les choses. C’est aussi une invention syntaxique époustouflante (les neuf formes de vent) des personnages forts et attachants, des moments de pur bonheur (la joute verbale avec Caracole) et en toile de fond de cette quête physique et venteuse, une quête philosophique et métaphysique.
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