Coucou !

IL Y A  5  COURAGEUX EN AQUILONIA !

Mercredi 7 mai 2008
communauté : Autres Mondes...


A un moment, pendant que Zordar et ses amies galopaient à la poursuite du lourdaud à poils verts qui, malgré son poids conséquent avait pris de la vitesse, celui-ci pila sans prévenir.. Pour le guerrier, ce fut le second incident désagréable en deux jours puisque, arrivant à toute vitesse, il percuta le Groku par l’arrière pendant qu’au même instant l’animal lâchait une énorme bouse.

Pendant de longues minutes, il retrouva une position désormais familière, à genoux dans les fourrés avec de la bile plein sa tunique.

    O fan, quelle dévotion, hi, hi ! Osa Drabza.

Puis une voix ajouta :

    Tel un pénitent l’échine courbée

      Zordar semble prier le dieu des nausées

      Pourtant le vil Gerbos n’est pas son préféré

      La belle Phéromona il aimerait honorer

 

Lirzhin était perché sur la tête du Groku et il lui susurrait d’énigmatiques mélopées à l’oreille.

    Tu as vu Zordar ? C’est lui qui l’a fait s’arrêter.

    Formidable , croassa ce dernier entre deux hoquets. Dans sa tête, tout un tas d’insanités se bousculaient.

    Maître Zordar vous me voyez désolé

      De vous avoir bien malgré moi souillé

Le guerrier ne savait pas si se faire donner du « Maître » par un korrigan était du lard ou du cochon alors il se contenta de hocher la tête et de serrer les dents.

    Tu es dresseur de Groku ? demanda Plumette.

    Je suis Lirzhin, dresseur en chef

Ami des bêtes de mon fief

Je suis Lirzhin le korrigan

Aussi précieux qu’un talisman

    Faut voir, dit Zordar.

    C’est tout vu, répondit Plumette.

Les trois amis et demi tinrent conciliabule. Finalement, Zordar décida d’aller jusqu’au village au fond la vallée pour se trouver des vêtements mettables. Lirzhin leur dit (à sa façon) que les habitants de Stéril étaient « spéciaux » mais il ne voulut pas leur en dire plus. « Encore des fadas » gémit Drabza. Le farfadet accepta néanmoins de s’occuper du Groku en échange d’un sac de noisettes. Zordar protesta pour la forme mais il fut soulagé de laisser leur moyen de transport entre de bonnes mains.

 

De loin tout leur avait paru normal. Ils avaient aperçu des gens déambuler tranquillement dans les rares rues de ce petit bourg. Pourtant quand il pénétrèrent dans Stéril ils furent très étonnés de l’allure de ses habitants.

Ceux-ci avaient tous la tête couverte d’un fin bonnet de coton blanc, ils portaient tous des gants mais surtout ils arboraient une sorte de masque étrange qui leur couvrait la bouche,le nez et les oreilles. Translucide, il semblait composé de plusieurs parois de verre superposées mais laissant passer l’air par quelques trous.

    Mais ou est ce qu’on est encore tombés ? gémit Zordar.

Les Stériliens les regardaient de travers. Drabza faisait son effet habituel mais les regards de reproches concernaient surtout Zordar et ses vêtements souillés.

Quand ce dernier s’arrêta devant une jeune femme pour demander l’auberge la plus proche, elle secoua la tête pour signifier qu’elle n’entendait rien.

    Tu parles, grogna le guerrier, avec ce satané truc sur la tronche c’est pas étonnant.

La jeune femme lui fit signe de se rapprocher et lui dit :

— Parlez dans l’hygiaphone.

 

 

Suite

 






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