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LE MONDE DE ZORDAR

LE MONDE DE ZORDAR

Amateurs de fantasy décontractée de la hache, ce site est pour vous ! Un guerrier impulsif raconte ses aventures délirantes.

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


  Il leva son verre vers la lumière et observa avec émerveillement les doux reflets carmins du vin elfique qu'il venait de se servir. Pendant des années, Ambrosius s'était demandé comment ces diables d'elfes arrivaient à produire un vin d'une telle qualité. La réponse, il l'avait devant lui, affalée parmi les pots de condiments. Ses ailes flasques marquant la mesure de ses ronflements, une mèche rousse devant les yeux .

Ca lui avait pris d’un coup, alors qu’il sirotait dans une taverne d’horribles vins ptigahs du sud, acides et indigestes qui lui donnaient d’horribles maux de tête. Il s’était levé d’un bond, faisant tomber de son tabouret un nain qui somnolait à ses cotés et il était parti chercher ses affaires sous les regards étonnés des habitués qui le voyait partir avec seulement un verre derrière le cornet.

  Pour trouver des elfes il fallait prendre au nord-est vers la forêt de Falathorn mais en ce qui concernait les fameuses vignes, le prêtre de Pélos avait fait avec ses maigres connaissances. Il avait longé la forêt par le sud et il s’était perdu plusieurs fois. Un jour il était tombé sur des sortes d’hommes des bois qui l’avaient attaqué. Il n’avait du son salut qu’à la maladresse ahurissante au tir à l’arc de ces sauvages (la flèche la plus proche était passée a trois mètres !) et aussi par une démonstration spectaculaire des effets de sa masse Congélos. En continuant sa route il s’était fait deux réflexions : la première c’était que les sauvages allaient avoir des glaçons pour tout l’été et la seconde c’est que les hommes des bois avaient intérêt à être bons en pose de pièges sous peine de crever de faim dans les plus brefs délais.

Enfin, à force d’errances et grâce à quelques vagues renseignements glanés de-ci de-la, il avait fini par trouver les fameuses collines, à la terre riche et à l’exposition au soleil parfaite ou les elfes fabriquaient leurs merveilles :  Le Lidele Eleni qui peut se traduire par musique des étoiles et l’Almare qui veut dire béatitude.

 Pour Ambrosius, rien que de voir ces collines parcourues de leurs veines verdoyantes,  c’était déjà un régal pour l’œil.

Pourtant cela n’expliquait pas tout. Dans le sud aussi ils avaient de bonnes terres et du soleil à gogo. Alors ? La fainéantise légendaire des gens du sud n’expliquait pas tout . Fabriquer de l’alcool pas trop mauvais est une bonne source de motivation. Le prêtre s’interrogeait encore quand il arriva à proximité de la première vigne. C’est alors qu’il vit et qu’il comprit. Il resta longtemps debout, les yeux écarquillés et la bouche bée, tel un gros épouvantail avec option nichoir. Dans sa tête ; il avait l’impression d’entendre une harpe et des voix divines qui chantaient en harmonie.

Il fallait être tout près pour découvrir le secret des elfes, pour voir ce ballet étourdissant autour des vignes. Un ballet assuré par de petites créatures ailées et affairées : des fées ! Et oui, c ‘était bête comme choux ou plutôt bête comme vigne. Car, qui mieux que ces êtres magiques pouvaient prendre un tel soin de chaque grappe et surveiller le développement de chaque grain de raisin ? Comme souvent dans ces cas là, Ambrosius se dit : Quel con, j’aurais du y penser !

Il voulait se rapprocher encore un peu quand une main se posa sur son épaule. La harpe et les voix divines se turent dans un gargouillis affreux.

—    Dites-moi cher ami, ou croyez-vous que vous allez comme ça, lui dit une voix légèrement nasillarde..

Ambrosius se retourna et se retrouva face à un elfe assez mince qui portait un riche pourpoint grenat et un drôle de chapeau de paille.

—    A vrai dire, j’admirais vos vignes dont la réputation est…

—    Hé bien, cher monsieur, je pense que vous n’allez plus rien admirer du tout. L’abord de nos vignes est interdit aux étrangers.  Je vous prie de retourner d’ou vous venez.

—     Comment ? C’est une blague ? Vous vous foutez de ma gueule, c’est ça ?  s’indigna Ambrosius d’un ton qui rappelait celui d’un enfant à qui on vient de casser son jouet .

—    Je n’oserais jamais, monsieur ! Sachez que c’est le règlement. Personne n’est autorisé à s’approcher de nos vignes sacrées.

—    Mais je me suis tapé des centaines de bornes pour venir les voir ! Laissez-moi juste regarder encore un petit peu.

L’elfe restait de marbre.

—    Je suis navré pour le long voyage que vous avez du faire mais je vous demande de partir  sinon, je vais appeler notre service de sécurité.

 

 

Suite

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SAD 11/09/2009 20:12

tiens, je ne savais pas que les elfes étaient bons à quelquechose!!!

Présentation

Couvzordar1



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Le début d’une saga hilarante d’heroïc fantaisiste prévue en 10 volumes. Imaginez un dieu sympa mais pas très doué qui crée Aquilonia, un monde en forme de part de pizza où s'ébattent toutes sortes de créatures : orques, elfes, nains, belettes à dents de sabre, trolls, humains, dragons, krakens hydrophobes... Autant dire que tout le monde ne s'entend pas comme larrons en foire. Au milieu de ce foutoir, un jeune guerrier impulsif, entouré de quelques amis essaie de sortir son épingle du jeu dans des aventures loufoques et rocambolesques. Lecteurs trop sérieux ou femmes trop liftées, passez votre chemin.

Les trois premiers tomes sont disponibles TELECHARGER LES LIVRES.

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