Certains auteurs vont en s’améliorent par contre d’autres se reposent sur leurs lauriers. Raymond Feist est de ceux là. Après une première trilogie de haut niveau, « Les Chroniques de Krondor » , puis une suite moyenne mais honnête , « Les nouvelles Chroniques de Krondor », je viens de lire « La guerre des Serpents » qui m’a pas mal déçu.
Les deux premiers tomes sont dans le style habituel de Feist bien racontés, fluides avec un savant mélange de nouveaux et d’anciens personnages. L’histoire est centrée sur l’ascension de deux amis d’enfance , un jeune forgeron qui deviendra guerrier et un jeune escroc qui épousera le métier de marchand. C’est la meilleure partie de cette série. A travers leur histoire on découvre une guerre terrible entre l’armée de la reine Emeraude à la tête des hommes-lézards avec des pouvoirs terrifiants et l’armée du royaume qui se défend comme elle peut. Je ne dévoilerais pas le dénouement mais je peux simplement dire que l’auteur aurait pu s’arrêter là. Les deux volumes suivant sont insipides et vains avec de longs chapitres remplis de dialogues sans intérêt et d’innombrables et lassantes batailles. Quant à la fin elle est abracadabrantesque et ça sent le procédé à plein nez ! C’est dommage qu’un auteur comme Feist sorte des romans au kilomètre au lieu de chercher de nouvelles idées. Alors je conclurais par une apostrophe :
« Raymond , bon sang, réveille-toi ! »
Publié dans : Bouquins
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