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LE MONDE DE ZORDAR

LE MONDE DE ZORDAR

Amateurs de fantasy décontractée de la hache, ce site est pour vous ! Un guerrier impulsif raconte ses aventures délirantes.

Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours

Voici une des deux nouvelles que j'avais écrite pour le concours de l'hiver "Terreur Hivernale" de la communauté Autres Mondes.

C'est  Xian Moriarty avec "Journal de bord" qui a gagné, félicitations !

 

flocon.JPG

 

Quand l'un des trois hommes se décida à frapper à la porte, il s'attendait à entendre un genre de « Toc, toc, toc » mais il entendit plutôt une sorte de tintement comme celui de glaçons qui tombent au fond d'un verre. Il s'écoula quelques secondes puis, la porte qui s'ornait d'un grand cristal de neige gravé, s'entrouvrit. Une jeune barbare, vêtue d 'épaisses fourrures passa la tête et leur demanda :

  •   - Qu'est ce que vous voulez ?

L'homme qui avait frappé tenta de dire quelque chose mais aucun son ne put franchir ses lèvres gelées. Ses compagnons ne firent pas mieux, ils avaient trop froid.

Une voix s'éleva derrière la jeune fille.

           - Mais fais-les donc entrer, il vont geler sur place les pauvres !

   Une fois dans le hall, les visiteurs prirent le temps d'admirer sa splendeur avec ses magnifiques dalles de marbre bleu sous leurs pieds et les deux escaliers monumentaux qui partaient de chaque côté pour se rejoindre sur un large balcon en cristal qui leur faisait face. Ils jetèrent, par contre, un regard inquiet vers le plafond et ses immenses stalactites de glaces. Pourtant, ce qui les fascinait, c'était la divine créature qui les observait d' un œil interrogateur.

Bien qu'il fasse beaucoup moins froid que dehors, l'air dans la pièce était tout de même frisquet. La voluptueuse blonde n'en avait cure. Le petit boléro et le pantalon court qu'elle portait en attestaient. Seul sont regard bleu glacé était en accord avec l'atmosphère. Ses lèvres pulpeuses frémirent :

        - Alors, à qui avons-nous affaire ? Des fourrures ambulantes ?

    Les visiteurs se regardèrent. Ils étaient tellement emmitouflés sous plusieurs couches de vêtements qu'on ne voyait d'eux que des bouts de nez rougis.

Le plus grand d'entre eux commença à se dévêtir en disant :

  • - Excusez-nous madame...euh..
  • - Sibéria, vous pouvez m’appeler Sibéria.

Le déshabillage dura un moment, puis, la blonde, après un splendide jeté de mèche vers l'arrière commenta :

  •  - Bien, qu'avons-nous là ? Un grand gaillard dans la fleur de l'âge, un jeune godelureau un peu malingre et un vétéran pas trop décati mais amateur de bonne chère. Curieux attelage !

Laissant les visiteurs piquer un fard, elle s'adressa à la jeune barbare.

  •   - Friska, va donc leur préparer une boisson chaude.

Croisant les bras sur son appétissant décolleté, Sibéria repris :

  •   - Alors, que venez-vous donc faire dans la demeure du dieu du froid ?

C'est le plus vieux qui répondit :

  •   - Hum... hé bien nous venons du village de Tomsk, tout près d'ici . Le conseil du village nous a envoyés parce qu'il se passe des choses étranges depuis une dizaine de jours.
  • - Quoi donc ?
  • - Des monstres hantent la campagne environnante, des tigres blancs à dents de sabres, des ours polaires et même des Vers des Glaces. On n'ose plus sortir ! Et il n'y a pas que ça ! Le froid est brusquement devenu terrible. Un cauchemar ! Le feu de nos cheminées n'arrive plus à nous réchauffer, la nourriture gèle, il devient très difficile d'aller faire nos besoins et surtout...euh...nos femmes se plaignent.
  • - Comment ça ?
  • - Vous savez que l'hiver quand on reste enfermé, on s'ennuie et une certaine activité nous occupe d'habitude.

Sibéria fit semblant de ne pas comprendre.

  •   - Ah bon ? Laquelle ?

Le vieil homme piqua son deuxième fard de la journée.

  •   - Euh, la chose, quoi ! La bagatelle si vous préférez.
  •   - Quel est le problème ?

Le grand gaillard intervint.

            - Mais si ! Quand il fait froid, certaines parties de notre anatomie rétrécissent inexorablement. Et nos femmes ont beau faire...Elles nous appellent les Impuissants. 

   Sibéria parvint à grand peine à garder son sérieux. Leur problème de tuyauterie semblait plus les inquiéter que la peur de se faire dévorer par un ours affamé.

   Comme Friska revenait avec des tasses de thé, Sibéria lui demanda:

           - Va chercher mon mari.

           - Il m'a dit qu'il était débordé.  

   Sibéria allait répliquer quand elle vit le regard des visiteurs qui fixaient un point derrière elle. Elle se retourna et, elle vit, par une porte entrebâillée, Pélos, le dieu du froid, occupé à construire une maquette de château avec des cubes de glace.

          - Débordé tu dis...

Elle cria :

           -  Pélos, viens ici, tout de suite !

Le dieu, un barbu du genre baraqué, vêtu d'un simple bermuda avec de joli motifs en étoiles de neige, fit son entrée, l 'air penaud. Il fit un geste vers sa maquette.

           - Hum... mon futur palais. Ça n'a pas l'air comme ça, mais ça va être terrible. Oui ma caille ? Que se passe t-il ?

           - Dehors, il fait anormalement froid et des monstres se baladent un peu partout.

Pélos eut un sourire candide, comme si le sens des paroles de sa compagne lui échappaient.

             - Bien, et alors ?

Le ton monta .

             - Tu sais ce que ça veut dire !

             - Euh...

             - Tu as oublié des fermer des portes ! Sûrement quand tu es revenu de ta soirée raclette avec les yétis ! A chaque fois c'est pareil ! Tu bois comme un trou et ….

             - Dix bouteilles de blanc à cinq c'est pas énor...

Sa phrase mourut sur ses lèvres. Les yeux de Sibéria lançaient des éclairs

              - Espèce d'ivrogne ! Va donc fermer la Porte du Froid et moi je vais vérifier celle du garage.

   Laissés seuls quelques instants, les villageois soufflèrent. Ils ne s'étaient pas attendus à ça. Ils échangèrent des regards anxieux. Ils avaient raison de s'inquiéter. La voix stridente de Sibéria leur vrilla les oreilles.

             - Péloooos !

Les cheveux en bataille, elle surgit dans le hall comme une furie. Le dieu, aux abois, déboula à son tour.

  • - Qu'est ce qu'il y a encore ?

Sibéria brandit un morceau de tissu rose.

  • - Et ça qu'est que c'est ?

Le visage de Pélos prit la couleur de la neige.

  • - Je...je...ce n'est pas ce que tu crois !

  • - Je trouve une culotte dans ton traineau et tu me prends pour une tanche ?

  • - Je te jure que...

  C'est le moment que choisirent les trois hommes pour s'éclipser. La Porte du Froid refermée, les monstres ne s'échapperaient plus du Royaume du Froid et l'air magique du Palais ne fuirait plus par la porte du garage. Mission accomplie ! Sous leurs écharpes les trois hommes souriaient jusqu'aux oreilles. Ils auraient des choses à raconter et la soirée promettait d'être... chaude.

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Aduna Fael 15/04/2011 17:49



Whouais t'as raison, complètement givrée cette mission !!!



isis 09/04/2011 14:18



j'adore !!! j'avais justement besoin d'une vraie pause entre deux exercice de statistiques ... merci !



Zordar 26/04/2011 12:57



C'est sûr que ça change d'ambiance !



honorius 07/04/2011 11:01



Amitiés Barbare !!!



Présentation

Couvzordar1



Couvzordar1



Couvzordar1





Le début d’une saga hilarante d’heroïc fantaisiste prévue en 10 volumes. Imaginez un dieu sympa mais pas très doué qui crée Aquilonia, un monde en forme de part de pizza où s'ébattent toutes sortes de créatures : orques, elfes, nains, belettes à dents de sabre, trolls, humains, dragons, krakens hydrophobes... Autant dire que tout le monde ne s'entend pas comme larrons en foire. Au milieu de ce foutoir, un jeune guerrier impulsif, entouré de quelques amis essaie de sortir son épingle du jeu dans des aventures loufoques et rocambolesques. Lecteurs trop sérieux ou femmes trop liftées, passez votre chemin.

Les trois premiers tomes sont disponibles TELECHARGER LES LIVRES.

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