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LE MONDE DE ZORDAR

LE MONDE DE ZORDAR

Amateurs de fantasy décontractée de la hache, ce site est pour vous ! Un guerrier impulsif raconte ses aventures délirantes.

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


       —Tu veux dire Cocon comme...cocon ?

      — Ben oui, pas cocon comme trompette ! Fit la fée en secouant la tête, tandis qu'Ambrosius ne l'écoutait plus.

   Elle était un peu agacée car ils n'avançaient guère. Ambrosius quittait souvent le chemin soit pour cueillir des champignons, soit pour ramasser des noisettes ou encore des aaarghs.

Ce dernier substantif mérite une petite explication. Le aargh est en effet un fruit typiquement Aquilonien. Il pousse sur de petits arbustes aux feuilles allongées. De forme ronde, de couleur rosâtre, il est tenu par une grosse tige et pour le cueillir, il faut presser fortement ladite tige, ce qui produit le bruit caractéristique qui lui vaut son nom. Son goût est quelconque mais il est très nourrissant tout comme le slurp.

En vol statique, les sourcils froncés, Piquette attendait que le prêtre revienne sur le sentier pour lui expliquer ce qu'était le Cocon.

     — Tu parlais de trompette, c'est ça ? dit-il en, rangeant des baies dans son sac.

Et comme il voyait la mine renfrognée de la fée, il expliqua :

    — Ne t'en fais pas, j'en ai assez ramassé pour aujourd'hui. Dans deux jours on va quitter la forêt et je vais pouvoir me ravitailler dans un village. Comme tu le vois (il fit tinter la bourse accrochée à sa ceinture) j'ai pas mal de picaillons sur moi et …

    — Comme c'est intéressant fit une voix au dessus d'eux.

     Ils levèrent les yeux de concert et purent voir un jeune homme brun debout sur une grosse branche qui les toisait d'un air narquois. Il portait un collant vert ridicule et un pourpoint assorti, le faisant ressembler à un des ses nobles efféminés qui hantaient les bals du gouverneur de Bélianthe. Ambrosius l'avait déjà vu quelque part.

    — Dites, je peux me tromper mais vous n'étiez pas un de ces hommes sauvages l'autre jour ?

L'homme eut un sourire en coin.

    — Vous avez mis dans le mille mon cher ! Mais, moi et mes compagnons (il fit un geste et une dizaine de types en collants sortirent des fourrés.) avons décidé de changer de style ! L'arc c'est trop difficile. La barbe et les peaux de bêtes ça gratte ! Désormais, vous pouvez m'appeler Terry la fronde ! Aboulez le pognon mon gros !

   Et, de fait, il décrocha une fronde de sa ceinture et il commença à la faire tournoyer. Aussitôt imité par tous ses compères. Les bandits avaient l'air sûrs d'eux, pourtant, de manière tout à fait étrange, Ambrosius n'était pas trop inquiet. Le prêtre dégaina néanmoins sa lourde masse Congélos. (un cadeau que Pélos , dieu du froid, lui avait fait pour services rendus a son église, les dieux Aquiloniens étaient assez généreux en cadeaux. L’année précédente, un prêtre de Celsius, le dieu du feu, avait reçu un magnifique grille pain)

—    Laisse-moi faire chère Piquette ! J’en congèle deux ou trois et…

Il n’eut pas le temps de finir que la fée fonça, telle une petite fusée, sur Terry et lui décocha, en un éclair, un coup de poing dans chaque œil.

—    Aïe ! mais elle est taré celle là ! J’y vois que dalle ! 

   Par réflexe, il porta les mains à son visage,  mais dans le même temps, il lâcha sa fronde. Il voulut la rattraper mais ce fut une belle erreur, car il avait oublié qu’il était en équilibre sur une branche. Le bandit battit des bras et alla s’écraser, comme un gros flan vert, aux pieds d’Ambrosius. Les compagnons de Terry qui ne s’attendaient pas à ça, avaient perdu leur belle assurance. Ils avaient la tête du type qui rentre de la taverne bourré, tard le soir, croyant que sa femme dort et qui tombe nez à nez avec elle, en chemise de nuit juste derrière la porte. Ils balancèrent leurs projectiles sur le prêtre pour la forme (le plus proche passa à trois bons mètres) et ils détalèrent tandis que Piquette, véritable tourbillon volant, leur tirait les cheveux avec vigueur. Une jolie démonstration de brushing féerique !

   Un peu plus tard, alors qu’ils avaient repris la route, Ambrosius repensait à ce Terry la Fronde, et, curieusement, une petite musique entêtante se mit à lui trotter dans le crane.

 

 

A suivre

 

 

Le début est là !

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sieglind la dragonne 26/10/2009 10:03


Morte de rire, parce que je voyais plutôt Peter Pan (à cause de la bizarre fée clochette) que ce frondeur verdoyant.... mais du coup, c'est gagné, j'ai l'air en tête également (grrr !)


SAD 19/10/2009 15:17


est-ce qu'ils chantent la chanson des hommes en collant comme dans mel brooks???


isis 18/10/2009 12:38


ah oui !!! ta ta ta tatata ta ta !!


Présentation

Couvzordar1



Couvzordar1



Couvzordar1





Le début d’une saga hilarante d’heroïc fantaisiste prévue en 10 volumes. Imaginez un dieu sympa mais pas très doué qui crée Aquilonia, un monde en forme de part de pizza où s'ébattent toutes sortes de créatures : orques, elfes, nains, belettes à dents de sabre, trolls, humains, dragons, krakens hydrophobes... Autant dire que tout le monde ne s'entend pas comme larrons en foire. Au milieu de ce foutoir, un jeune guerrier impulsif, entouré de quelques amis essaie de sortir son épingle du jeu dans des aventures loufoques et rocambolesques. Lecteurs trop sérieux ou femmes trop liftées, passez votre chemin.

Les trois premiers tomes sont disponibles TELECHARGER LES LIVRES.

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