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LE MONDE DE ZORDAR

LE MONDE DE ZORDAR

Amateurs de fantasy décontractée de la hache, ce site est pour vous ! Un guerrier impulsif raconte ses aventures délirantes.

Articles avec #nouvelles & concours catégorie

Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours


 … Ensemble nous prendrons la route qui mène jusqu’à l’Ouest,
Et au loin nous trouverons une terre où nos deux cœurs pourront avoir le repos.

 

  Comme tous les matins depuis le début de leur expédition, Souchécorce, Sylvebarbe et leurs compagnons chantaient la complainte des Ents-femmes comme une sorte de prière. La paix était revenue en Terre du Milieu et il était temps que les géants sylvestres retrouvent leurs moitiés. Accaparés par leur tâche de protection des forêts, les Ents avaient laissé leurs compagnes s'éloigner d'eux petit à petit. Au départ, c'était parce qu'elles avaient une autre passion. Les Ents-femmes avaient poussé l'art de cultiver les jardins et les champs à la perfection. Les humains avaient d'ailleurs largement profité de leur savoir. Alors, à force de faire chacun les choses dans leur coin, ils s'était perdus de vue. Au cours du Troisième Age déjà, un périple des Ents au sud de l'Anduin n'avait rien donné. Mais cette fois, ils étaient prêts à faire plusieurs fois le tour de la Terre du Milieu pour les retrouver.

 

   Ils traversaient depuis deux jours une région de collines verdoyantes au delà du Mont Solitaire quand Souchécorce sentit une odeur inhabituelle. Et, plus ils avançaient vers l'est, plus elle s'accentuait. C’était un mélange de senteurs sucrées et musquées agrémenté d’arômes épicés qui faisait affluer en lui des images anciennes, celles des jours heureux. Poussé par la curiosité mais aussi par l'impatience, il partit en éclaireur en compagnie de Mornegland et  Germetronc. Ils étaient les plus jeunes de la troupe et Sylvebarbe les qualifiait souvent de jeunes écervelés.

 Les trois Ents marchaient à grandes enjambées quand ils entendirent un rire qui semblait provenir de derrière un grand talus. Il stoppèrent net, puis, en tapinois,  s'avancèrent vers l'origine du son.

   Un épais taillis de châtaigniers, situé non loin de là, leur fourni un abri idéal.  Après avoir salué poliment et en chuchotant chacun des arbres, ils tournèrent la tête vers l’est et restèrent bouche bée.

 

Jusqu’à l’horizon s’étendait une véritable mosaïque de couleurs, un paysage comme sculpté par les dieux et constitué de vergers, de champs de fleurs ou de céréales, de vignes, de taillis, de bosquets, de haies de toutes tailles avec quelques cyprès et peupliers y dessinant comme  des virgules. Une véritable féerie de la nature. Les Ents en eurent le souffle coupé et, durant quelques instants, ils en oublièrent d’observer les créatures qui se tenaient au bord de la rivière qui passait en contrebas.

   Ce qui sautait aux yeux outre leurs tailles de géantes, c’était leurs chevelures incroyables dont les entrelacs et les méandres semblaient défier les lois de la nature : de véritables oeuvres d’art. Elles étaient agrémentées de fruits et de feuilles ce qui donnait à l’ensemble un magnifique camaïeu.  De couleurs vives. Ensuite, l’œil était attiré par leur appétissante peau couleur chocolat. C’était d’autant plus vrai qu’elle étaient nues puisque, semblait-il, c’était l’heure du bain.

Elles riaient et plaisantaient en s’éclaboussant sous le regard fasciné de Souchécorce et ses compagnons. Celui-ci se tourna vers Germetronc et lui chuchota.

  - Je crois que peux aller prévenir Sylvebarbe et les autres que notre quête est accomplie.

Mais Germetronc ne l’écoutait pas, il était comme hypnotisé par la vue des Ents-femmes qui sortaient de l’eau  et s’étendaient dans l’herbe pour sécher au soleil. Souchécorce tendit l’oreille. C’était l’heure des confidences.

 - Quelle journée mes amies, dit une voix douce. Je ne suis pas mécontente, le muret de l’enclos des pommiers est enfin terminé.

 - Moi aussi je suis fourbue. Ce bain était un délice ! fit une voix plus aiguë. Tu sais, Seiglefleur, c’est vrai que transporter de lourdes pierres en plein soleil c’est plutôt un travail d’homme.

Seiglefleur soupira.

  - Ah, Orgecoeur, comme tu as raison ! Parfois ils me manquent nos arpenteurs de forêts ! Il y aurait pas mal de boulot pour eux par ici. Ils s’occuperaient de labourer, bêcher les mauvaises herbes, transporter les bottes de foin, creuser des canaux d’irrigation, vendanger, transporter nos  grandes corbeilles de fruits, construire ces satanés murets et que sais-je encore ! Ah, vraiment, ils ne s’ennuieraient pas nos hommes par ici !

Tout autour de Seiglefleur, les rires fusèrent.

 

Le soleil se couchait quand Sylvebarbe vit les « écervelés » revenir vers le campement, l’air impassibles. Il s’enquit :

  - Alors mes amis, du nouveau vers l’est ?

C’est d’une seule et même voix que les trois Ents répondirent :

  - Non, il n’y a rien à voir par là. Il faut chercher ailleurs.

 

Lorsque l'Été s'étendra sur le monde, et que dans un midi d'or
Sous la voûte de feuilles endormies se dérouleront les rêves des arbres ;
Lorsque les salles de la forêt seront vertes et fraîches et que le vent sera à l'ouest ;
Reviens vers moi ! Reviens vers moi et dis que ma terre est la meilleure !

 

 


 

(Ce texte a gagné les concours du printemps 2012 de la communauté Autres mondes)

 

Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours

Pour les flemmards qui ne voudraient pas lire le Zine No 9 en entier, voici ma nouvelle Boléro Nocturne.

Z.

 

squelette.jpg

 



    Dans le gymnase du collège Jules Verne, il régnait une bonne odeur de gaufres. Le spectacle de fin d'année était bien entamé. Les spectateurs courageux avaient suivis un extrait de l'Avare de Molière, de la danse hip-hop, une chorale gospel, de la gym acrobatique et un groupe rock dont l 'ampli principal avait lâché au milieu de l'intro. Le niveau des prestations avait oscillé entre correct et  pathétique. Ce qui faisait tenir tout le monde, c'était l’attente du fameux numéro annuel du professeur Laboulette. La rumeur disait que, cette année, il allait une nouvelle fois surprendre son monde.
 Melinda se coula auprès de Karim. Elle lui tendit sa gaufre au sucre et attaqua la sienne d'un air gourmand.
     —    Alors , dit-elle la bouche pleine, prêt pour le clou du spectacle ?
    —    Tu parles ! répondit Karim en se penchant pour ne pas tacher son pantalon avec le sucre glace. Tous les ans Laboulette fait des numéros de ouf ! Comme dit ma grande sœur, il a une mygale dans le pot fleur.
  Ils terminèrent leurs gaufres en moins de deux mais il se sentirent un peu ballonnés. Ils décidèrent d'aller se dégourdir les jambes dans les loges tandis qu'on procédait au tirage de la tombola. Là, ils croisèrent Harpagon discutant avec une grande gothique peinturlurée puis une gymnaste la cheville en vrac, consolée par sa mère. Puis ils reconnurent la calvitie du professeur Laboulette qui se préparait dans sa loge. Il était penché sur une grande malle. Sentant leur présence il se retourna et, d'un geste brusque,  claqua la porte.
    —    Ben mon vieux, il est sur les nerfs  ! gloussa Karim.
    —    J'avoue. Regarde, il en a oublié sa sacoche, dit Melinda en la montrant du doigt.
  En effet, celle-ci trônait sur une chaise en plastique, juste devant la porte. Leurs regards se croisèrent. Ils pensaient la même chose. En catimini, ils s'approchèrent. Karim colla son oreille à la porte et leva le pouce. Melinda, un peu nerveuse s'attaqua à la fermeture de la fameuse serviette qui ne quittait jamais Laboulette et dont tout le collège se demandait ce qu'elle pouvait bien contenir. Elle s’escrima un bonne minute puis, enfin, elle réussit à l’ouvrir ! Elle ne contenait apparemment qu’un gros livre en vieux cuir. Karim s’approcha. Il fit une moue interrogative. Melinda commença à sortir le grimoire de la serviette. Il avait l’air antique et il sentait un peu le moisi, la couverture était toute craquelée et il y avait une inscription sur la tranche. Elle essaya de la déchiffrer. Ce n’étais pas du français.
   - On dirait du latin. De M…
  A ce moment, la poignée du vestiaire bougea. D’un geste vif Melinda referma la serviette et les deux ados firent le coup classique de ceux qui font semblant de se peloter. Ce qui n’était désagréable d’ailleurs. Laboulette passa la tête par l’entrebâillement de la porte, tendit le bras , pris sa serviette et referma le vestiaire. Ouf, ça avait marché !

  Le numéro du professeur fut époustouflant. Devant un grand rideau noir. Trois squelettes dansaient au son de la fameuse Danse Macabre de Saint-Saëns. La chorégraphie était parfaite et collait idéalement à la musique. Tout en faisant des entrechats, les trois squelettes passaient leur temps à s’échanger des os. Un tibia par ci et un cubitus par là ! C’était beau et tordant à la fois. Impossible de voir les trucages ou les fils et, par un habile bruitage, on entendait même le cliquetis des articulations, incroyable !  Pendant le salut final,  c’est un Laboulette rougissant qui reçu un tonnerre d’applaudissements.
   Karim et Melinda avaient eu beau se tuer les yeux, ils n'avaient rien compris au stratagème du professeur. Les squelettes étaient-ils des danseurs bien déguisés ou bien des marionnettes géantes ? La seule chose qu'ils avaient remarqué c'est que le plus grand d'entre-eux ressemblait à Hector le spécimen du cours de sciences.

   Alors que tout le monde sortait du gymnase, Melinda  vint à la rencontre de madame Bourlier, la professeur de latin.
        - Dites-moi, madame, qu’est ce que ça veut dire De Mortis Animandis ?
Celle-ci haussa les sourcils.
        -  Hé bien «  comment animer les morts », pourquoi ?


   Plus tard dans la nuit dans la réserve de matériel scientifique, un vieil homme chauve avec une serviette en cuir à la main semblait parler tout seul. Il se tenait face à un placard grand ouvert.
     -    Messieurs, beau boulot ! Vous avez été parfaits ! A tel point que l'an prochain je prévois de vous réemployer dans un numéro de French Cancan. On en reparlera. Bonne nuit messieurs.
    Au fond du placard (comme on pouvait le lire sur les étiquettes qu'ils portaient sur le front)  Hector, Sigisbert et Edmond affichaient leurs sourires habituels de squelettes. Chose surprenante, on aurait dit qu'ils avaient tous trois un petit quelque chose en plus, comme une sorte de fierté.
   Après une petite tape satisfaite de sa main décharnée sur sa serviette, Laboulette s'éloigna en sifflotant les dernières notes de la Danse Macabre.








Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours

amir.jpg

 

 

 

   Plongé dans les cartes depuis la veille, le capitaine Linseulle, sentait poindre un vicieux mal de crâne. Enfermé dans sa cabine, il avait laissé les manœuvres d'appareillage de La Calenbredaine à la charge de La Berlue, son second. Tout ça parce qu'il lui avait fallu calculer le trajet le plus rapide jusqu'à Genevia. La reine avait été claire : il lui fallait sa caisse de pommes Bravaches avant la fête de l’Équinoxe !

   Satisfait de son travail, Linseulle se décida à sortir sur le pont; le grand air lui ferait du bien. Il se plaça au beau milieu de la dunette et observa, les mousses et les gabiers qui s'affairaient un peu partout sur la frégate.

   Son second, la Berlue, aussi haut que large, le cheveu rare, s'approcha en souriant. Au moment ou son capitaine allait lui adresser la parole, il hurla en gesticulant vers la proue :

   —     Mais vous allez me le border ce foc nom de dieu !

   Linseulle, les oreilles un peu vrillées grimaça:

   —     Je note que votre mal de gorge va mieux, mon vieux. Dites-moi, la Berlue, je n'ai pas eu le temps de m'occuper de l'engagement de l'équipage et je me demande qui est ce jeune mousse aux cheveux en bataille qui semble errer sur le pont comme une âme en peine ?

   La Berlue leva les yeux au ciel :

   —     Ah, la Brindille ! C'est le fils de Chicots d'Acier.

   —     Le capitaine Chicots d'Acier, le célèbre flibustier ?

   —     Lui-même. Figurez-vous que son rejeton a voulu devenir magicien.

   Linseulle s’esclaffa.

   —      Magicien, je vous jure, quelle drôle d'idée !

   —     Le pauvre a lamentablement échoué. En deux ans d'études, il n'a réussi à retenir qu'un seul sort..

   —     Un sort utile au moins ?

Le second se gratta l’occiput.

   —    Je ne sais pas. Rien à voir avec la navigation, c 'est sûr !

   Le capitaine secoua la tête et soupira.

   —     Il eu mieux valu qu'il sache commander au vent !  En attendant il va falloir le bousculer un peu. J'ai besoin de tout le monde pour arriver à temps à Genevia. Une grosse prime est en jeu.

   Liseulle avait décidé de couper à travers l'archipel des Goelles. Le temps y était capricieux mais on pouvait gagner trois jours de mer.

 Il ne fut pas surpris quand , un matin, un fort vent se leva et une tempête les secoua, les ballota comme un morceau de savon dans un bac à linge.

   Pour La Brindille ce fut un véritable cauchemar. Déjà qu'il avait les mains en sang à cause des cordages, les genoux en compote à force de briquer de pont et le dos courbatu par de mauvaises nuits dans son hamac, cette fois il crut sa dernière heure arrivée. Les gabiers étant débordés, La Berlue lui demanda de grimper dans les haubans pour attacher des écoutes qui claquaient au vent. Terrorisé, il s'accrocha comme il put et réussit, il ne se souvint plus comment, à accomplir sa tache.  C'est trempé jusqu'aux os et saoulé par les vagues qui déferlaient sur le pont,  qu'il regagna sa cabine en marchant comme un vieillard. Avec un seule pensée en tête : quitter ce rafiot de malheur à la première occasion.

  Il se changea, se coucha et plongea dans un sommeil agité tandis que la tempête s'éloignait. C'est un cri terrifié qui l'éveilla. "Kraken à tribord, kraken à tribord !"

  Le capitaine était contrarié. La tempête les avait fait dévier de leur course vers l'est et des courants contraires les ralentissaient. Ses calculs savants se révélaient inutiles. Le temps était compté et la prime loin d'être dans leur poche. Perdu dans ses sombres pensées, il sursauta quand la vigie hurla au Kraken. Il sortit de sa cabine comme un diable de sa boite et s'élança sur le pont. Il découvrit avec horreur une masse titanesque dont les immenses tentacules s'agitaient en tous sens, fondre sur La Calembredaine. Dans un geste futile, il dégaina son sabre tandis que l'équipage courait se mettre aux abris. C'était la fin ! Déjà, le monstre agrippait le grand mat qui n'allait résister longtemps. Linseulle, pétrifié par le désespoir vit alors une silhouette courir vers le Kraken. Il plissa les yeux et reconnu …

   —     La Brindille mais que... il a perdu la raison ?

   Le jeune mousse poussa un grand cri.

 

 

 Confortablement installés autour d'une table, le capitaine, La Berlue et La Brindille s’apprêtaient à trinquer. Un plat, posé devant eux sur la table, contenait des morceaux de chair gélatineux trempant dans une sauce jaunâtre. Le capitaine se servit avec ses doigts.

   —      Mmm, pas mauvais. Ça ressemble à s'y méprendre à du poulpe pas vrai ?

  La Berlue donna une bourrade au jeune mousse.

   —     Mon garçon, tu ne  connais peut être qu'un sort mais ce sort de réduction, tu le maîtrises à la perfection. Allez sers-toi !

  Pendant que le mousse, aux anges, mâchait le capitaine commenta :

   —     Tu feras un formidable magicien de marine, tu verras. Dites-moi, La Berlue, comment appellent-ils déjà ces choses qu'on mange à l'apéritif dans le sud   d'Aquilonia ?

   —     Des tapas ?

   —     C'est ça, des tapas !

Il leva son verre :

   —     Je porte un toast au premier tapas de kraken !

   —     Au kraken !

La Berlue proposa un second toast.

   —    Buvons à la reine qui va recevoir ses fameuses pommes à temps !

   —    A la reine !

Au moment de boire, le capitaine s'interrompit :

   —    Et si nous étions attaqués par des pirates ?

Alors, son regard et celui de son second se tournèrent vers le mousse.

On les entendit rire jusqu'à la vigie.

 

 

 

 

 

(Illustration Alda)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours

Deux petites infos me concernant.

D'une part j'avais écrit le troisième épisode de Gobelin' Saga sur Outremonde et il vient d'être publié.Gobelin' Saga, qu'est ce donc ?


Gobelin’ Saga relate les aventures parodiques d'un gobelin, Fistül du clan des Morroïds, un véritable anti-héros qui se prend pour un crac.
Très gaffeur, peureux, ignoble, lâche, mythomane, sans foi ni loi et surtout ballotté par les événements il sera amené à vivre des événements extraordinaires.

Sac-à-Merde est le premier épisode de cette nouvelle web-série. L’idée étant de proposer une illustration qui sert à chaque fois de fil conducteur à l’épisode. Cette première nouvelle est le résultat de la rencontre de l’imaginaire visuel de Fablyrr et de la plume de Sam-le-gris.
Nous devons le concept de Gobelin’ Saga à Havelock.

Téléchargement ici !

 


Succomber c'est mourir est le deuxième épisode de cette nouvelle web-série. Fistül le gobelin et sa fidèle alliée vont faire une étrange rencontre...
Auteur : Samuel Shloesing

Illustrateur : Cyril Carau

Téléchargement ici !

 


 

Défense de courir sous peine de poursuites est le troisième épisode des aventures de Fistül le gobelin et de sa fidèle alliée. Il fait suite aux événements précédents...
Nous devons le concept de Gobelin’ Saga à Havelock.

Auteur : Philippe Goaz (Zordar)
Illustrateur : Cyril Carau (Aède)

 

Téléchargement ici !

 

 

 

D'autre part,  je viens d'apprendre que ma nouvelle "La crème des mousses" vient de remporter le concours d'été de la communauté Autres Mondes !

Allez, je vais le dire carrément (désolé pour les âmes sensibles) : youppy !



Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours

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Voici la deuxième nouvelle que j'avais envoyée pour le concours de l'hiver de la communauté Autres Mondes.

 

 

 

 

 

Ce soir là,aux confins du Tibet,la nuit était tombée très vite, comme le rideau d'un commerçant pressé de rentrer chez lui après un journée de soldes. Dans la grotte des yétis. c'était soirée raclette, leur plat préféré. Pourtant, l'ambiance était morose.

  • - … tu te rends compte ? Disney va faire un dessin animé avec un yéti comme personnage principal ! s'indignait Delek, un des jumeaux.

  • - Tu me passe le jambon ? dit Dhadul, l'autre jumeau , en tendant la main.

  • - Un gentil Yéti qui chante et qui danse et qui sauve des enfants d'une avalanche mortelle ! continua Delek en lui donnant le plat.

  • - Il reste des cornichons ? demanda Chiney, la mère en surveillant son poêlon du coin de l’œil.

  • - Et bien sûr ça veut dire produits dérivés et peluches Yétis à gogo !

  • - Attention, ça crame, le prévint son frère.

  • - Ah, ouais, merci ! En tout cas, c'est la honte, moi je vous le dis ! Papa ne va pas être content!

  • - A ce propos, intervint la mère, laissez-lui du fromage et des patates, il ne va pas tarder.

  • - Un petit coup de blanc pour faire descendre ? proposa Dhadul à qui la déchéance de ses semblables ne coupait pas l'appétit.

La mère se leva et alla guetter, près de la porte, à l'entrée de la grotte. Elle revint en secouant la tête.

  • - Toujours rien ! Je m'inquiète, la météo a prévu une tempête de neige cette nuit. Il est bien long pour un aller retour au village.

Et pour un petit tour au bar, pensa Delek qui ne voulait pas alarmer sa mère. Ne désirant pas lâcher le morceau, il revint au sujet qui l'obsédait.

  • - On va passer pour des lavettes, moi je vous le dis ! Déjà, avec ce maudit Hergé et son Tintin au Tibet de malheur, notre réputation de monstres sanguinaires en avait pris un coup !

  • - C'est d'ailleurs depuis qu'on est devenus guides de haute montagne l'été et pisteurs l'hiver, admit Dhadul,qui avait du fromage fondu au coin de la bouche. Ça met du beurre dans la fondue mais ça craint un peu !

Delek se leva et alla décrocher un portrait du mur.

  • Regardez, notre arrière grand père Drazhil comme il avait l'air méchant ! C'est pas à lui qu'une fillette aurait demandé une bise , comme moi l'autre jour au tire-fesse ! Bon, l'odeur ne lui a pas plu, mais quand même !

Chiney prit le portrait des mains de son fils et le contempla d'un air attendri. Elle soupira

  • - Ah, Drazhil ! Un sacré numéro qui n'hésitait pas à dévorer au passage quelques montagnards perdus dans les massifs. Regardez comme il avait gardé la ligne à la cinquantaine ! Votre père, par contre...

  • Il descend un peu trop de bibine, se dit Delek in petto.

La porte s'ouvrit en grand, faisant entrer un Yéti, jovial et dégarni ainsi qu' une bourrasque de blizzard neigeuse. L'intrus s'arc-bouta pour refermer l'huis récalcitrant puis balança son sac en s'écriant :

  • - Les enfants ! Grande nouvelle !

  • - Ils ont ouvert un autre bar ? demanda Dhadul.

Sans tourner la tête, il sentit le regard foudroyant de sa mère.

  • Mais non ! Mieux que ça ! Attendez un peu que je m'installe, j'ai une faim de mammouth !

Gyalpo,le père, s'assit et commença par se servir une grand verre de blanc. Il fit une razzia sur ce qui restait de morceaux de raclette, de pommes de terre et de charcuterie. Il fit démarrer quatre poêlons à la fois puis prépara une impressionnante montagne de pommes de terre écrasées, mélangées à du hachis de charcuterie. Enfin, d'un geste majestueux, il fit dégouliner le fromage dessus sous les yeux admiratifs des autres membres de la famille.

  • - Wahou, on dirait l'Everest ! s'extasia Dhadul.

Everest ou pas, la montagne fut engloutie en quelques bouchées, arrosées de ce qu'il fallait de vin blanc.

Satisfait, Gyalpo se cala contre le mur de la grotte. Il s'amusait à voir les autres suspendus à ses lèvres poilues.

  • - Alors papa ? Ta bonne nouvelle ?

Gyalpo savoura encore un silence de quelques secondes et dit :

  • - Le gouvernement chinois...

  • - On va encore balancer des rochers sur des convois militaires ? le coupa Delek, tout guilleret.

  • - Non, cette fois on va coopérer. Le gouvernement chinois, disais-je, à décidé de monter une super équipe de hockey sur glace pour les prochains jeux olympiques. Ils veulent des gars costaux, qui savent patiner et qui n'ont pas peur de la bagarre.

  • - C'est tout à fait nous ça ! s'écria Dhadul.

  • - Va chercher mon sac, lui dit son père.

Les yeux du yéti brillaient quand il ouvrit sa besace. Il en sortit un morceau de tissu rouge ; un maillot de hockey qu'il exposa à sa famille. Sur le devant on voyait un marteau et une faucille bien sûr mais... tenus dans chaque main par un yéti à l'air féroce. Gyalpo se leva et rugit :

  • - Les enfants, c'est l'heure de redorer de blason des yétis !

Chiney et Dhadul étaient ravis mais Delek semblait perplexe.

  • - Euh... « les yétis rois du patin », tu es sûr ?

  • - Oui mais les rois du patin...dans la gueule !

  • - Génépi pour tout le monde ! s'écria Delek le poing brandi .

Cette fois, même maman Chiney ne fut pas la dernière à trinquer.

 

 

 

 

 

 

Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours

Voici une des deux nouvelles que j'avais écrite pour le concours de l'hiver "Terreur Hivernale" de la communauté Autres Mondes.

C'est  Xian Moriarty avec "Journal de bord" qui a gagné, félicitations !

 

flocon.JPG

 

Quand l'un des trois hommes se décida à frapper à la porte, il s'attendait à entendre un genre de « Toc, toc, toc » mais il entendit plutôt une sorte de tintement comme celui de glaçons qui tombent au fond d'un verre. Il s'écoula quelques secondes puis, la porte qui s'ornait d'un grand cristal de neige gravé, s'entrouvrit. Une jeune barbare, vêtue d 'épaisses fourrures passa la tête et leur demanda :

  •   - Qu'est ce que vous voulez ?

L'homme qui avait frappé tenta de dire quelque chose mais aucun son ne put franchir ses lèvres gelées. Ses compagnons ne firent pas mieux, ils avaient trop froid.

Une voix s'éleva derrière la jeune fille.

           - Mais fais-les donc entrer, il vont geler sur place les pauvres !

   Une fois dans le hall, les visiteurs prirent le temps d'admirer sa splendeur avec ses magnifiques dalles de marbre bleu sous leurs pieds et les deux escaliers monumentaux qui partaient de chaque côté pour se rejoindre sur un large balcon en cristal qui leur faisait face. Ils jetèrent, par contre, un regard inquiet vers le plafond et ses immenses stalactites de glaces. Pourtant, ce qui les fascinait, c'était la divine créature qui les observait d' un œil interrogateur.

Bien qu'il fasse beaucoup moins froid que dehors, l'air dans la pièce était tout de même frisquet. La voluptueuse blonde n'en avait cure. Le petit boléro et le pantalon court qu'elle portait en attestaient. Seul sont regard bleu glacé était en accord avec l'atmosphère. Ses lèvres pulpeuses frémirent :

        - Alors, à qui avons-nous affaire ? Des fourrures ambulantes ?

    Les visiteurs se regardèrent. Ils étaient tellement emmitouflés sous plusieurs couches de vêtements qu'on ne voyait d'eux que des bouts de nez rougis.

Le plus grand d'entre eux commença à se dévêtir en disant :

  • - Excusez-nous madame...euh..
  • - Sibéria, vous pouvez m’appeler Sibéria.

Le déshabillage dura un moment, puis, la blonde, après un splendide jeté de mèche vers l'arrière commenta :

  •  - Bien, qu'avons-nous là ? Un grand gaillard dans la fleur de l'âge, un jeune godelureau un peu malingre et un vétéran pas trop décati mais amateur de bonne chère. Curieux attelage !

Laissant les visiteurs piquer un fard, elle s'adressa à la jeune barbare.

  •   - Friska, va donc leur préparer une boisson chaude.

Croisant les bras sur son appétissant décolleté, Sibéria repris :

  •   - Alors, que venez-vous donc faire dans la demeure du dieu du froid ?

C'est le plus vieux qui répondit :

  •   - Hum... hé bien nous venons du village de Tomsk, tout près d'ici . Le conseil du village nous a envoyés parce qu'il se passe des choses étranges depuis une dizaine de jours.
  • - Quoi donc ?
  • - Des monstres hantent la campagne environnante, des tigres blancs à dents de sabres, des ours polaires et même des Vers des Glaces. On n'ose plus sortir ! Et il n'y a pas que ça ! Le froid est brusquement devenu terrible. Un cauchemar ! Le feu de nos cheminées n'arrive plus à nous réchauffer, la nourriture gèle, il devient très difficile d'aller faire nos besoins et surtout...euh...nos femmes se plaignent.
  • - Comment ça ?
  • - Vous savez que l'hiver quand on reste enfermé, on s'ennuie et une certaine activité nous occupe d'habitude.

Sibéria fit semblant de ne pas comprendre.

  •   - Ah bon ? Laquelle ?

Le vieil homme piqua son deuxième fard de la journée.

  •   - Euh, la chose, quoi ! La bagatelle si vous préférez.
  •   - Quel est le problème ?

Le grand gaillard intervint.

            - Mais si ! Quand il fait froid, certaines parties de notre anatomie rétrécissent inexorablement. Et nos femmes ont beau faire...Elles nous appellent les Impuissants. 

   Sibéria parvint à grand peine à garder son sérieux. Leur problème de tuyauterie semblait plus les inquiéter que la peur de se faire dévorer par un ours affamé.

   Comme Friska revenait avec des tasses de thé, Sibéria lui demanda:

           - Va chercher mon mari.

           - Il m'a dit qu'il était débordé.  

   Sibéria allait répliquer quand elle vit le regard des visiteurs qui fixaient un point derrière elle. Elle se retourna et, elle vit, par une porte entrebâillée, Pélos, le dieu du froid, occupé à construire une maquette de château avec des cubes de glace.

          - Débordé tu dis...

Elle cria :

           -  Pélos, viens ici, tout de suite !

Le dieu, un barbu du genre baraqué, vêtu d'un simple bermuda avec de joli motifs en étoiles de neige, fit son entrée, l 'air penaud. Il fit un geste vers sa maquette.

           - Hum... mon futur palais. Ça n'a pas l'air comme ça, mais ça va être terrible. Oui ma caille ? Que se passe t-il ?

           - Dehors, il fait anormalement froid et des monstres se baladent un peu partout.

Pélos eut un sourire candide, comme si le sens des paroles de sa compagne lui échappaient.

             - Bien, et alors ?

Le ton monta .

             - Tu sais ce que ça veut dire !

             - Euh...

             - Tu as oublié des fermer des portes ! Sûrement quand tu es revenu de ta soirée raclette avec les yétis ! A chaque fois c'est pareil ! Tu bois comme un trou et ….

             - Dix bouteilles de blanc à cinq c'est pas énor...

Sa phrase mourut sur ses lèvres. Les yeux de Sibéria lançaient des éclairs

              - Espèce d'ivrogne ! Va donc fermer la Porte du Froid et moi je vais vérifier celle du garage.

   Laissés seuls quelques instants, les villageois soufflèrent. Ils ne s'étaient pas attendus à ça. Ils échangèrent des regards anxieux. Ils avaient raison de s'inquiéter. La voix stridente de Sibéria leur vrilla les oreilles.

             - Péloooos !

Les cheveux en bataille, elle surgit dans le hall comme une furie. Le dieu, aux abois, déboula à son tour.

  • - Qu'est ce qu'il y a encore ?

Sibéria brandit un morceau de tissu rose.

  • - Et ça qu'est que c'est ?

Le visage de Pélos prit la couleur de la neige.

  • - Je...je...ce n'est pas ce que tu crois !

  • - Je trouve une culotte dans ton traineau et tu me prends pour une tanche ?

  • - Je te jure que...

  C'est le moment que choisirent les trois hommes pour s'éclipser. La Porte du Froid refermée, les monstres ne s'échapperaient plus du Royaume du Froid et l'air magique du Palais ne fuirait plus par la porte du garage. Mission accomplie ! Sous leurs écharpes les trois hommes souriaient jusqu'aux oreilles. Ils auraient des choses à raconter et la soirée promettait d'être... chaude.

Publié le par Zordar
Publié dans : #Nouvelles & concours

 Voici ma participation au concours pour le Zine de la communautés Autres Mondes. Le thème : Royaume en ruine.

 

 

La jolie matinée d'hiver avec sa douce lumière rasante n'y changeait rien : de Belastan, la capitale du royaume, il ne restait que quelques pans de murs entourés de décombres. Les incendies s'étaient éteints faute de combustible mais on pouvait encore voir, ici et là, quelques fumerolles.

Flambant neuf et incongru, le château se dressait au milieu des ruines de la ville, tel un diamant dans un tas de fumier. Le roi-tyran, le petit Bamboleon l'avait exigé. Après la déroute il aurait dû faire profil bas mais ce n'était pas son genre. Les pieds dans les gravats , il trépignait devant la porte du château en houspillant son chambellan.

  • - Alors ? Ils arrivent bientôt les Dacosta ? Ils sont en retard non ?

  • - Ils avaient dit dix heures et il est moins cinq, répondit l'autre d'une voix neutre.

  • - Ah, la la ! J'ai hâte, j'ai hâte !

A dix heures tapantes, deux humanoïdes guère plus hauts que des barriques de cervoise et trapus comme taureaux de concours, apparurent entre deux portions de murs écroulés. Il s'agissait de deux membres respectables de la race des Dacosta, les Bâtisseurs Millénaires. Depuis la nuit des temps , ce valeureux peuple avait construit la plupart des villes et des châteaux d'Aquilonia. Les Dacosta étaient solides, rapides, talentueux et extrêmement ponctuels. Ces deux là s'étaient occupés de décorer l'intérieur du château qui avait été rebâti de fond en comble. Bamboléon voulait surtout voir sa pièce préférée : la salle du trône.

Courant presque dans la cour, le roitelet ( terme approprié pour quelqu'un qui ne peut monter que sur un poney) arriva le premier en haut des marches du perron. Il engueula le chambellan qui ne trouvait pas la bonne clef et ,enfin , il put pénétrer dans l'endroit qui devait représenter aux yeux de tous l'expression de son pouvoir absolu.

Il ouvrit grand les yeux et le «Ah! » d'admiration qu'il s’apprêtait a émettre resta coincé dans sa gorge et fit place a un cri étranglé:

  •  
    • - Argh ! Mais qu'est ce ...

Son petit visage rouge de colère et les poings serrés, il se tourna vers les Dacosta.

  •  
    • - Qu'est ce que vous avez foutu ? Pourquoi tout est blanc ?

Les deux artisans se regardèrent, l'air impassibles. Ils haussèrent leur épaules massives.

  •  
    • - Ben c'est du carrelage blanc, dit l'un d'eux.

    • - Je ne suis pas aveugle, glapit le roi, mais pourquoi vous m'en avez collé du sol au plafond ? Vous êtes tarés ou quoi ? Un peu pour le sol, passe encore mais là, c'est... c'est... c'est horrible ! Ma salle du trône n'est qu'un immense gâchis !

Bamboléon fit son gros caprice avec force cris, injures et agitation frénétique.

Les Dacostas tiquèrent.

  •       - Bon, fit celui qui avait déjà parlé, écoutez m'sieur le roi. Nous, chez les Dacosta, on est pragmatiques. Vous êtes un tyran, une brute sanguinaire.

Le roi s'indigna :

  •        - Je suis un peu soupe au lait , d'accord mais...

L'autre continua :

  •       - Vous avez fait le malin. Vous avez voulu attaquer les royaumes voisins et ils se sont retournés contre vous. Leur magiciens vous on balancé des tonnes de boules de feu. En deux mots vous vous êtes pris une bonne branlée. Voilà pourquoi votre capitale n'est plus qu'un tas de cailloux. Alors pour votre salle du trône, on a fait dans le pratique. C'est là que vous faites vos jugements pas vrai ?

  •       - Ben heu, oui .

  •      - La plupart du temps, ça se termine en exécution sommaire, je me trompe ?

  •       - Non, enfin si, vous avez raison. Je ne nie pas être un peu expéditif par moment.

  •       - Hé ben voilà ! Pour nettoyer le sang , vous verrez que le carrelage, c'est plus pratique. Sur ce, voilà la facture . Et puis on file parce qu'on a un autre chantier en cours.

Les artisans tournèrent les talons.

Bamboléon regarda la facture et une vague de rage le submergea.

  •       - Dites donc les deux bas du front, vous savez ou vous pouvez vous la coller votre fact...

Les Dacosta s'étaient retournés et ils fixaient le roi d'un regard implacable, on aurait dit deux monolithes effrayants. Opportunément, le cerveau de Bamboléon lui rappela qu'on ne menaçait pas le peuple Dacosta. Jamais. Ceux qui avaient essayé n'avaient pas eu que leur villes qui s'étaient éparpillées.

  •    - Hum...je vais la coller au-dessus de mon trône comme ça je n'oublierais pas de vous régler. Hein ? On fait comme ça ?

Assis sur son trône en carrelage blanc, Bamboléon boudait aux coté de son chambellan qui, comme d'habitude, gardait son air impénétrable. Les yeux du roitelet firent lentement le tour de la pièce tandis qu'il faisait la liste de ceux qui allaient devoir payer pour leur incompétence. Parmi eux de nombreux généraux et magiciens du royaume à qui Bamboléon attribuait ses malheurs. A la fin de son tour d'horizon, un petit sourire sardonique s'accrocha a son visage..

  •     - Bah, après tout...

 

 

Présentation

Couvzordar1



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Le début d’une saga hilarante d’heroïc fantaisiste prévue en 10 volumes. Imaginez un dieu sympa mais pas très doué qui crée Aquilonia, un monde en forme de part de pizza où s'ébattent toutes sortes de créatures : orques, elfes, nains, belettes à dents de sabre, trolls, humains, dragons, krakens hydrophobes... Autant dire que tout le monde ne s'entend pas comme larrons en foire. Au milieu de ce foutoir, un jeune guerrier impulsif, entouré de quelques amis essaie de sortir son épingle du jeu dans des aventures loufoques et rocambolesques. Lecteurs trop sérieux ou femmes trop liftées, passez votre chemin.

Les trois premiers tomes sont disponibles TELECHARGER LES LIVRES.

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