
Savez-vous qu'en France, seulement cent cinquante écrivains vivent de leur plume ? Savez-vous qu'une douzaine d'entre eux, les plus cotés, gagnent des à-valoir (sorte d'avance sur recette) entre 1 et 2 millions d'euros ?
J'ai trouvé ces infos sur le site Rue89 dans un excellent article assez complet.
Dans ce groupe d'élite on trouve bien sûr les Marc Levy, Amélie Nothomb et autres Anna Gavalda qui tirent régulièrement au delà des 100 000 exemplaires. Ensuite il existe un peloton d'une centaine d'auteurs (qui ont gagné un prix littéraire ou qui n'ont fait qu'un seul best seller) qui touchent des a-valoir entre 150 000 et 250 000 euros. Les tirages varient entre 10 000 et 100 000 exemplaires. Dans ce peloton 98 % des auteurs ont un autre métier (nègre, éditeur, journaliste...). On y trouve par exemple Max Gallo, Régine Desforges ou Tahar Ben Jelloun qui sont des vieux routiers mais aussi des nouveaux qui débarquent comme Guillaume Musso.
L'étage en dessous comprend les excellents anonymes qui touchent plus de 20 000 mais moins de 200 000 euros a chaque livre. Certains auteurs avec un public restreint mais fidèle (les régionaux notamment) font partie de ce groupe.
Et enfin il y a ce que dans l'articles ils appellent l'autobus qui comprend des milliers d'auteurs sans-grades qui peuvent prétendre à des à-valoir entre 2000 et 10 000 euros pour les plus chanceux . Les sommes sont d'ailleurs en constante diminution a cause de la crise de l'édition. Les livres de cette catégorie sont fréquemment des biographies, des témoignages, des mémoires d'artistes, tout ce qu'on appelle la non-fiction.
Le tableau n'est pas très réjouissant et, à moins d'un miracle, il ne faut pas trop espérer faire fortune en devenant écrivain.
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