
Quand on lit en quatrième de couverture : « Ces romans vont tout balayer sur leur passage comme le firent ceux de Tolkien dans les années 60. » Marion Zimmer Bradley, on se prépare, on s’accroche à son fauteuil, on décroche le téléphone, on chausse des lunettes spéciales « conditions extrêmes » et on y va.
Le premier tome de la saga bien que long à démarrer m’avait plu.(J’en ai déjà parlé) Des personnages attachants, quelques surprises, c’était bien, sans plus. De la fantasy classique mais solide.
Pour les deux suivants c’est autre chose. Les emprunts (à Jordan notamment) deviennent gênants et le style se délite complètement. Les dialogues sont souvent risibles ou alors pompeux. On peut voir les ficelles de l’histoire à des kilomètres. L’histoire d’amour entre Richard et Kathlan est très fatigante à la longue. Les « méchants » ont un QI d’huître et le héros est trop parfait (sauf quand il dézigue à tour de bras.) Pourtant, il reste fade car il n’existe qu’à travers ses pouvoirs magiques et sa fameuse épée. Restent quelques personnages amusants comme Zedd ou Gratch qui apportent les meilleurs passages.
Quand je pense qu'il y a huit tomes, j'en fremis ! Je vais m'arreter au troisième et je vais continuer à espérer lire un jour un roman de fantasy qui me clouera sur place.
Alors si vous rencontrez chez Chopi ou à Super U madame Marion Zimmer Bradley , au rayon poissonnerie, vous lui direz que le balayage n’a pas eu lieu et qu’elle doit arrêter de raconter n’importe quoi ! Je vais devoir me faire rembourser mes lunettes spéciales moi !
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