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LE MONDE DE ZORDAR

LE MONDE DE ZORDAR

Amateurs de fantasy décontractée de la hache, ce site est pour vous ! Un guerrier impulsif raconte ses aventures délirantes.

Articles avec #de droles de zygotos catégorie

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos, #Actualité

De nouvelles têtes apparaissent dans ce second volume. Laissez-moi vous les présenter.

Les nouveaux personnages dans Les Aventures de Zordar #2

BORK. Recueilli par Zordar dès son enfance, il devient quasiment son fils adoptif. Ce petit gobelin est un sacré trouillard. Il n'a pas le droit d’appeler Zordar "papa" parce qu'il ne faut quand même pas déconner !

Les nouveaux personnages dans Les Aventures de Zordar #2

OLIVIA. Amie d'enfance de Tyrion qui va le voir disparaitre (à tout jamais ?) dans la fameuse tour de Den Barul. Une fois adulte, elle sera assez balaise à la fronde et au lancer de dague;

Les nouveaux personnages dans Les Aventures de Zordar #2

CAVELIUS. Grand dragon doré protecteur de la ville de Bélianthe. Comme tous les dragons, il passe son temps à roupiller quand il n'est pas en train d'écumer les tavernes. Et comme le dit un dicton Béliantais : Dragon bourré, ennuis vite arrivés.

Les nouveaux personnages dans Les Aventures de Zordar #2

LYA. Magicienne grande amie de Cavelius.Cette grande rouquine ne laisse pas Ambrosius insensible. Il en arrive même à oublier de manger, un comble !

Toutes les illustrations sont de Alda Rana.

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos

Qui sont-ils ? On vont-ils ? Que mangent-ils ?

Avec qui couchent-ils ?

Vous allez tout savoir et même plus sur les personnages qui hantent les pages des Aventures de Zordar.

On commence par le taulier.

Les personnages des Aventures de Zordar #1

ZORDAR : Guerrier brave mais un peu trop impulsif ce qui lui vaut pas mal d'ennuis. Il a la particularité de paumer régulièrement ses épées. Orphelin à trois ans, il est élevé par les nains. A quinze ans, il quitte les montagnes pour s'engager dans l'armée qui n'avait rien demandé.

Les personnages des Aventures de Zordar #1

MIKHALAR : Magicien aléatoire, capable du meilleur comme du pire. Son enfance reste un mystère mais il semble qu'il a été élevé par les elfes. Viré de l’académie de magie à quinze ans, il rencontre Zordar et depuis, ils sont cul et tunique.

Les personnages des Aventures de Zordar #1

AMBROSIUS : Prêtre de Pélos, le dieu du froid. C'est un bon vivant doté d'un solide appétit. Le courage n'est pas sa qualité première. Un détail : il ne faut jamais, au grand jamais, l'emmerder pendant son repas.

Les personnages des Aventures de Zordar #1

TYRION : C'est un Ptigah ( un genre de hobbit) originaire de Lussac, cambrioleur et chapardeur né. Son surnom : le ptigah aveugle et nyctalope. De nature très gaie, il n'est pas le dernier à chambrer les copains et à pousser la chansonnette.

Les personnages des Aventures de Zordar #1

LOUDESTEP : Druide un peu baba cool et assez porté sur la fumette. Il adore se transformer en loup mais aussi en un tas d'autres bestioles.

Les personnages des Aventures de Zordar #1

LIPPOSUCCIA : Ainée de six sœurs et chef d'un redoutable clan d'amazones volantes. De manière surprenante, elle va jeter son dévolu sur un guerrier béliantais impulsif.

Toutes les illustrations sont de

Alda-Rana

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


   Les mois passèrent et les pieds de vigne se multiplièrent. C’est sur un terrain appartenant à un cousin de Tyrion qu’ils furent plantés. Il fallut deux ans pour qu’un vin puisse en être tiré mais cela valait le coup d’attendre. Ce fut un coup de maître et un grand cru naquit. Il fut réservé à la consommation personnelle d’Ambrosius ainsi qu’à celle de ses amis.

  Il se dit que certaines bouteilles, de ce qu’on appelait le Nectar Pélossien, payées à prix d’or circulèrent en ville (Je ne vous dis pas le prix, ce serait indécent). Une rumeur qu’Ambrosius nia farouchement.

   Piquette se démenait mais sa tâche se simplifia quand un Testo (Une fée mâle pour ceux qui ne suivent pas), dénommé Sarment, vint la rejoindre. Les elfes l’avaient renvoyé non pas à cause d’un penchant pour la bouteille mais parce qu’il boulottait les grappes. On mit Grolobb, le démon-canard sur le coup pour surveiller les vignes et ce fut vite réglé. Au moindre « coin ! » le Testo sursautait et accélérait sa cadence de travail. A deux,  ils abattaient un boulot monstre : les Cocons étaient parfaits, ce qui leur laissait du temps pour parler du bon vieux temps des Guiques.

   Pour Ambrosius, ce fut sa période sourire béat ; d’autant plus que son dieu lui fichait une paix royale. (En échange d’une petite bouteille, il faut bien le reconnaître). Même l’apparition en ville d’une nouvelle bande de détrousseurs appelés les Ninjas Sauvages Urbains ne réussit pas à faire perdre au prêtre son air totalement épanoui.

FIN

 

 


Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


   Les premiers jours à Bélianthe tout avait été tout beau tout nouveau : la fée avait découvert avec un bel enthousiasme une des plus grandes cité d’Aquilonia et surtout une des plus peuplée. Après avoir quitté Steppenwolf à la lisière de la forêt et jusqu’à la fin du voyage elle était restée silencieuse, moitié par honte de son coma, moitié par nostalgie de son petit monde agricole. Elle s’était rattrapée à son arrivée à Bélianthe. Même sa nouvelle amie Plumette ne pouvait pas en placer une, c’est dire. Et un commentaire sur un édifice remarquable par-ci et une question sur une race inconnue d’elle par-là. Elle avait fait en une semaine ce qu’un touriste japonais survitaminé ne pourrait faire en un mois. Et puis, petit à petit, le spleen, tel un élastique, lui était revenu en pleine figure  et avec lui, son goût immodéré pour l'alcool. A tel point que certain soir Ambrosius devait la laisser enfermée dans une malle. Un jour, cuite à point,  elle avait avoué à son ami :

   — Ch'est à cauge, hips, de cha que les efles.. les fevles…les bidules m'ont virée !

   — Tu m'étonnes ! Avait répondu Ambrosius d'un air navré.

 

   Les premiers frimas de l'hiver s'insinuaient dans les rues de Bélianthe. On ressortait les pelisses et les manteaux de fourrure. Les magiciens parcouraient les rues auréolés de sort de chaleur portables et les nains se laissaient pousser les poils.

   Ambrosius se fichait du froid comme d'une guigne. Le fait d'être grand prêtre de Pélos n'y était pas pour rien. Il déambulait, tout excité, en débardeur dans sa chambre, attenante au temple. Quelque chose d'inespéré était en train de se produire, une surprise totale et aussi un enchantement.

La veille, Piquette était venue dans son bureau avec un air de conspiratrice. Pour une fois  elle avait l'œil vif et son vol n'était pas erratique. Le prêtre, plongé dans les comptes des quêtes de la semaine avait levé la tête.

—    Bonsoir ma jolie, tu as l'air splendide ce soir ! Et qu'est ce que c'est que ce sourire coquin ? avait-il dit en plaçant un pièce de bronze sur une pile.

—    J'ai une surprise pour toi Bubus ! (elle avait réussi à lui trouver un surnom ridicule)

—    Une surprise ? Ça se mange ? s’était réjouit Ambrosius d'un air gourmand.

—    Ah non mais tu n'es pas loin !

—    Euh, ça se boit alors ?

—    En fait ça va donner quelque chose qui se boit si tout se passe bien.

—    Désolé mais là, je ne pige plus rien.

Alors Piquette avait montré du doigt une étagère.

    — Tu as réparé mon étagère ? Pourtant, elle a toujours l'air de traviole.

La fée s'était énervée.

    — Ah mais ce que tu peux être bouché quand tu t'y mets ! C'est ça que je te montre !

« Ça » était un pot rempli de terre ou prospérait une plante noueuse et noirâtre. Le prêtre avait ouvert des yeux grand comme des plats à tarte.

    — Ce n'est tout de même pas...tu veux dire que c'est...

    — Mais oui grand bêta, c'est...

    — ... un pied de vigne ! Avait hurlé Ambrosius. Oh par les poils du nez de Pélos ! Un pied de vigne ! Tu l'as eu comment ?

    — Hé bien, j'avais gardé deux ou trois grains avec moi avant de quitter les Guiques et dés notre arrivée ici, je les ai plantés. Comme tu vois, ça à marché !

    — Et comment !

   Depuis, Ambrosius ne quittait pas le pot des yeux même s'il savait que la vigne n'allait pas pousser plus vite pour autant. Il avait vaillamment résisté à l'envie d'aller voir Mikhalar pour lui demander « d'accélérer la manœuvre » par un petit sort. Non, il voulait une vigne pure, sans OGM (Organisme Généré Magiquement). Piquette semblait transformée. Elle était toute pimpante et guillerette, elle semblait avoir retrouvé la joie de vivre.

   Chaque fois qu’il regardait le pied de vigne, Ambrosius avait l’impression qu’un soleil radieux éclairait la pièce et que des voix divines chantaient des arias. Il avait envie de fredonner et même de danser, ce qui ne lui était jamais arrivé à jeun. Pour quelle raison ? Parce que la fée, au cours de cette mémorable soirée, lui avait promis de s’occuper de son plant à la façon des Guiques avec le Cocon et tout et tout. Ce fameux Cocon dont elle lui avait enfin révélé la composition (malheureusement juste après avoir vidé une bouteille de Noudoudiou pour fêter l’événement).

— Alors voilà, la rechette du Cocon est achez ,hips, fachile à… alors dedans on y met du machin…mais si ! Le truc qui est le fruit des frachpidexes…les frachdipe…bidules, tu vois quoi ! Enchuite, hips, on mélange du jus de…tu sais ce lé…lé…lé…machin, gume rond qui pouche… tu vois ? le truc avec une tige verte. Après il faut attendre deux jours et ajouter de la bave de ché…de ché…chaispuquoi. Pff, sommeil moi… Vais m’allonger un peu.

 

 

Suite

 

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


   — Morte ?

   — Non, je ne crois pas, apparemment elle respire.

Ambrosius était très gêné de laisser son doigt appuyé entre les deux minuscules seins, mais des seins tous de même, de la fée. Néanmoins, il sentait que ça bougeait vaguement en dessous.

    — Hum, je confirme, elle respire.

    — Arrête d’appuyer dessus comme ça, le tança Steppenwolf en triturant ses tresses. Tu espères quoi ? Quelle fasse “pouet” ?

   Ils l’avaient trouvée inerte au matin, tout près du sac d’Ambrosius. Le prêtre de Pélos était en train de se demander quelle prière il allait devoir faire à son dieu pour la soigner étant donné qu’il ne savait pas ce qu'elle avait , quand le druide ramassa la fiole et la retourna.

   — Vide ! La vache ! Ben mon pote c'est le plus gros coma éthylique que j'ai vu de ma vie ! Avec sa taille, c'est comme si en comparaison, j'avais ingurgité un demi tonneau de Noudoudiou. Ta fée, elle a une sacrée descente ! J'aimerais pas la remonter en charette !

   Le prêtre ne savait pas quoi faire de son amie volante, toute molle dans sa grosse main. Pour les problèmes d’alcool son dieu n’était pas compétent (Ambrosius était expert dans ces questions). Finalement, il lui bricola un lit dans la capuche de sa robe de prêtre. Il faudra éviter de courir, sinon la pauvre va tourner en marmelade.

Alors qu'ils avaient repris la route, Ambrosius dit au druide :

   — C'est marrant mais je crois comprendre pourquoi elle s'appelle Piquette.

 

   Ils restèrent en forêt deux jours encore en se dirigeant sans encombre vers le sud est. Enfin, sans encombre, sauf si on considère que d'être attaqué encore une fois par la même bande soit une péripetie. Ce coup-ci les brigands se firent appeler les Ninjas Sylvestres. Ils portaient des cagoules et des tenues noires genre kimonos . Le fait d’être masqués fut bien futile car lorsque celui qui avait l'air d'être le chef ouvrit la bouche, les deux compères le reconnurent immédiatement. Il avait la même voix que Terry la fronde mais avec une légère différence dans l’élocution :

     — Hola voyaveurs ! Vous vëtes fur le territoire des Ninvas Fylvestres ! Delestez-vous de vos bourfes finon vos dernières veures ont fonné !

      — On dirait qu'il n'a pas eu le temps d'aller chez le dentiste depuis la dernière fois, chuchota Ambrosius à son ami.

Les "Ninjas" étaient armés de sabres et ils moulinaient sec pour impressionner leur victimes. L'un d'entre eux dut mouliner un peu trop vite car il se planta son arme dans le tibia. Il hurla assez fort pour faire fuir la moitié des animaux de la forêt et pour faire tressaillir Piquette dans sa capuche.

     — Fais gaffe Raymond, merde ! Jura le chef. Fé danvereux fé trucs là ! Alors meffieurs, la bourfe ou la vie ?

D'un air las, Ambrosius dit :

    — Moi je dirais la course.

    — La courfe ? Mais...fé pas prévu fa !

Le prêtre donna une tape sur l’épaule de Steppenwolf.

    — Mon ami Steppy va vous montrer. Et à mon avis vous allez courir. (et se tournant vers son ami) Je te les laisse, ils me gonflent.

Le moulinage de sabre marqua une légère hésitation.

   Ce fut rapide. Steppenwolf choisit l'apparence grizzly et ce fut un bon choix. Les bandits passèrent en un éclair du moulinage de sabres au moulinage de gambettes. Même Raymond qui en oublia sa grande douleur. Tout le monde s'évanouit dans la nature à la vitesse d'un guépard au galop. On entendait de loin en loin le chef hurler des "affendez-moi" et puis bientot , plus rien.

L’ours Steppy revint assez vite en grognant de satisfaction ; il n’avait couru que pour faire bonne mesure. Il trouva Ambrosius en train de dévorer une tranche de pain recouverte de confiture de fraise. Il grogna encore et le prêtre lui en lança une.

Alors qu’il mâchait et qu’il avait plein de confiture sur la gueule, le grizzly alla voir comment se portait Piquette. C’est au moment où il se penchait sur elle que la fée ouvrit les yeux. Le spectacle qu’offrait le grizzly, les crocs barbouillés de rouge (et avec une haleine de chacal, de phacochère ,  d’hippopotame barbouillé ou de mangeur de choux de Bruxelles, comme vous voulez), juste au dessus de son petit visage fut trop pour elle et elle tomba dans les pommes.

— Par les saintes gonades de Pélos !  Ah, ben, bravo papa ours, c’est malin ! Jura Ambrosius.

 

Suite

 

Le début est là !



Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


   Fait rarissime, la fée eut même la chique coupée une seconde fois.  Car, juste  après qu’Ambrosius eut dit , « Bon, assez déconné ! », et qu’il ait donné une dernière tape sur le ventre du loup, ce dernier se mit à changer de forme. En une fraction de seconde  Piquette eut devant les yeux un humain assez costaud,  barbu et portant de drôles de tresses sur la tête !

    -  Salut Steppy dit Ambrosius en donnant l’accolade à l’ex-loup.

    -  Salut mon pote ! Tu as l’air en forme ! (Le barbu se tourna vers la fée) C’est une amie ?

Ambrosius fit les présentations.

    - Steppy je te présente Piquette, une fée œnologue et…provisoirement muette, hé, hé !. Et voici Steppenwolf, un druide spécialiste de la flore et plus particulièrement des herbes qui font rire.

Le druide salua la fée qui semblait avoir un blocage quelque part. Le sens de l’humour de ces humains dépassait ses capacités du moment. Elle commençait à se demander si le fait d’être restée toute sa vie au sein des Guiques ne la faisait pas ressembler à un perdreau de l’année.

    - A propos de rigolade, dit Steppenwolf, je voulais juste te prévenir de faire gaffe la prochaine fois quand je suis sous forme de loup. Parce qu’un jour, l’instinct sauvage pourrais reprendre le dessus et tu pourrais te retrouver avec une mimine ou une  papate en moins si tu vois ce que je veux dire ! Cette fois je venais de bouffer un chevreuil entier et j’étais en plein coaltar de digestion, tu as eu du bol !

Il avait dit tout ça avec un sourire carnassier et inquiétant. Il était comme ça Steppenwolf, une partie de lui-même était emprunte de  bestialité. Normal vu que ses incarnations animales favorites étaient le loup, l’ourse ou l’aigle (« La mésange, c’est pour les fiottes », disait-il souvent). Néanmoins, son sourire redevint humain et  il enchaîna :

    -  Et ce fameux Noudoudiou que tu m’as promis tout à l’heure, on se le goûte ?

Ambrosius s’en alla farfouiller dans son sac à surprises et il en sortit une fiole. Les deux amis se régalèrent tour à tour et se mirent à parler de plus en plus fort, suffisamment pour réveiller à coup sûr la moitié de la forêt.

Assise sur un tapis de mousse, Piquette telle une sociologue fraîchement diplômée, observait les deux humains avec curiosité. Ca riait, ça se tapait sur le ventre, en se racontant moult anecdotes dont la plupart concernaient un certain Zordar qui, vu l’hilarité qu’il déclenchait,  devait être un sacré numéro. Ah ça, on pouvait dire que cela la changeait des soirées avec les elfes assurément plus culturelles !

Aux Guiques , on faisait dans le feutré : les elfes déclamaient des poèmes sur l’amour courtois (on n’y parlait pas de gonzesse mais de dulcinée ou de bien aimée) ou bien des  épopées sur les guerres - celle de l’Artefact bien sûr, mais aussi la Guerre des Ducs aux Rouflaquettes ou la Guerre des Anchois Marinés. Il fallait bien le reconnaitre, même si les orateurs étaient brillants, l’ambiance était un poil compassée. Pourtant, de_temps_à_autre, un mage de passage acceptait de montrer ses talents et la soirée s’enrichissait alors d’illusions à couper le souffle ou se parait des couleurs chatoyantes d’un magnifique feu d’artifice.

En fait de feu d’artifice, les deux amis produisaient, tout en discutant un festival d’évacuations gazeuses diverses et variées. L’intérêt de la fée fit place à la consternation.

A fur et à mesure de la soirée et des gorgées de ce « Noudoudiou », le débit verbal des deux hommes se fit poussif et incertain puis il cessa, laissant la place à un concert de ronflements. Ambrosius et Steppenwolf ne purent donc voir le regard de la fée, rivé sur la fameuse fiole.

 

Suite

Le début est là !

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


Le soir, au coin du feu, tandis que Piquette avait terminé son dîner (constitué d'une prune) depuis longtemps, Ambrosius se baffrait comme à son habitude. La fée n'osait imaginer ce qu'il devait dévorer quand il était chez lui. En une semaine, il devait ingurgiter de quoi nourrir une colonie de fées pendant deux ans. Elle s'éloigna un moment le temps que le rot du prêtre trouve la sortie puis elle revint se poser à ses cotés et lui dit :

— Si j'ai bien compris, mon histoire de Cocon ne t'intéresses pas vraiment ?

Ambrosius eut l'air surpris et peiné à la fois :

— Mais si, ne te méprends pas ! En fait, il ne faut pas trop m'en demander quand j'ai faim. Ce qui était le cas tout à l'heure. Maintenant je me sens bien. Tu sais, je suis vraiment curieux de savoir de quoi est fait ce mystérieux Cocon. Je suis toute ouïe !

Piquette, rassurée, expliqua :

— Le Cocon protège la grappe de raisin contre les insectes, les intempéries et il régule les écarts de température. Il est essentiel dans la fabrication du Ledele Eleni et de l'Almare. Quant à sa composition (la fée baissa la voix) on nous fait jurer sur notre vie de ne jamais la dévoiler...

— Ah ben non, alors ! Ce n'est pas la peine de m'allécher pour m'expliquer par la suite que tu ne peux rien dire ! C'est comme si on me promettait un rôti de veau aux olives et aux lardons et que l'on me serve une simple tranche de jambon !

— Mais tu ne m'as pas laissé finir! s'insurgea la fée. J'allais te dire que puisque les elfes m’ont renvoyée comme une malpropre, les secrets ne vont plus le rester très longtemps, par Hélicos !

— C'est bien vrai ça ! Perfides petits elfes, prétentiards ! Ils pètent plus haut que leur goulot ceux là !

Ambrosius, ravi donna à la fée une claque sur le dos qui l'envoya valser là plusieurs mètres.

— Oh pardon ! Euh, c'est l'enthousiasme !

Toute endolorie et les ailes un peu froissées, Piquette s’apprêtait à engueuler vertement Ambrosius mais quand elle vit son air piteux, elle préféra passer l’éponge.

— Oui, hé bien n’oublies pas que tu fais au moins cent kilos de plus que moi !

— Au moins, soupira le prêtre en tapotant son estomac.

— J’allais donc dire que le Cocon est composé de ….ahhhh ! un loup !

— Quoi ? mais…ou ça ?

Elle montra un coin de la clairière.

Une forme sombre ou brillaient des yeux dorés les observait dans le noir. Piquette alla se réfigier sur une branche ; Son ami resta immobile.

La forme s’approcha un peu et ils purent vérifier qu’en effet, c’était un loup noir de belle taille avec de drôles d’excroissances sur la tête.

— Qu'est ce qu'il veut ? Il va attaquer, hein ? dit la fée. Moi je ne risque pas grand chose, mais toi ?

Ambrosius se leva.

— Tu vas voir.

A la grande horreur de Piquette, il marcha droit sur le loup. Il resta un petit moment immobile face à lui et dit à l’animal en pointant le sol avec son index :

— Couché ! Allez, couché !

Le loup eut une sorte de regard surpris, il secoua la tête et…il s’allongea aux pieds d’Ambrosius. La fée n’en revenait pas. Vraiment cet humain était plein de surprises ! Qui aurait pu croire que sous ses airs de gros lourdaud, il avait le Don pour les animaux. Seuls quelques bénis des dieux le possédaient.

La démonstration n’était pas finie :

— Allez, mon gros, laisse-moi te gratouiller le ventre, ordonna le prêtre.

Le loup gronda et montra les dents. Ambrosius allait-il trop loin ? faisant fit de tout danger, le prêtre se pencha vers l’animal et lui chuchota quelque chose à l’oreille. Piquette se rongeait les ongles avec frénésie.

L’animal cessa de gronder et se tourna alors sur le dos et offrit son ventre aux papouilles d’Ambrosius. Ce dernier se tourna vers la fée et dit :

— Alors, tu vois ? Il suffit de savoir leur parler. Oh, c’est un bon gros loulou ça !

Piquette, d’habitude si bavarde, ne put rien répondre, la scène lui avait coupé la chique.

 

 

Suite

 

Le début est là !

 

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


       —Tu veux dire Cocon comme...cocon ?

      — Ben oui, pas cocon comme trompette ! Fit la fée en secouant la tête, tandis qu'Ambrosius ne l'écoutait plus.

   Elle était un peu agacée car ils n'avançaient guère. Ambrosius quittait souvent le chemin soit pour cueillir des champignons, soit pour ramasser des noisettes ou encore des aaarghs.

Ce dernier substantif mérite une petite explication. Le aargh est en effet un fruit typiquement Aquilonien. Il pousse sur de petits arbustes aux feuilles allongées. De forme ronde, de couleur rosâtre, il est tenu par une grosse tige et pour le cueillir, il faut presser fortement ladite tige, ce qui produit le bruit caractéristique qui lui vaut son nom. Son goût est quelconque mais il est très nourrissant tout comme le slurp.

En vol statique, les sourcils froncés, Piquette attendait que le prêtre revienne sur le sentier pour lui expliquer ce qu'était le Cocon.

     — Tu parlais de trompette, c'est ça ? dit-il en, rangeant des baies dans son sac.

Et comme il voyait la mine renfrognée de la fée, il expliqua :

    — Ne t'en fais pas, j'en ai assez ramassé pour aujourd'hui. Dans deux jours on va quitter la forêt et je vais pouvoir me ravitailler dans un village. Comme tu le vois (il fit tinter la bourse accrochée à sa ceinture) j'ai pas mal de picaillons sur moi et …

    — Comme c'est intéressant fit une voix au dessus d'eux.

     Ils levèrent les yeux de concert et purent voir un jeune homme brun debout sur une grosse branche qui les toisait d'un air narquois. Il portait un collant vert ridicule et un pourpoint assorti, le faisant ressembler à un des ses nobles efféminés qui hantaient les bals du gouverneur de Bélianthe. Ambrosius l'avait déjà vu quelque part.

    — Dites, je peux me tromper mais vous n'étiez pas un de ces hommes sauvages l'autre jour ?

L'homme eut un sourire en coin.

    — Vous avez mis dans le mille mon cher ! Mais, moi et mes compagnons (il fit un geste et une dizaine de types en collants sortirent des fourrés.) avons décidé de changer de style ! L'arc c'est trop difficile. La barbe et les peaux de bêtes ça gratte ! Désormais, vous pouvez m'appeler Terry la fronde ! Aboulez le pognon mon gros !

   Et, de fait, il décrocha une fronde de sa ceinture et il commença à la faire tournoyer. Aussitôt imité par tous ses compères. Les bandits avaient l'air sûrs d'eux, pourtant, de manière tout à fait étrange, Ambrosius n'était pas trop inquiet. Le prêtre dégaina néanmoins sa lourde masse Congélos. (un cadeau que Pélos , dieu du froid, lui avait fait pour services rendus a son église, les dieux Aquiloniens étaient assez généreux en cadeaux. L’année précédente, un prêtre de Celsius, le dieu du feu, avait reçu un magnifique grille pain)

—    Laisse-moi faire chère Piquette ! J’en congèle deux ou trois et…

Il n’eut pas le temps de finir que la fée fonça, telle une petite fusée, sur Terry et lui décocha, en un éclair, un coup de poing dans chaque œil.

—    Aïe ! mais elle est taré celle là ! J’y vois que dalle ! 

   Par réflexe, il porta les mains à son visage,  mais dans le même temps, il lâcha sa fronde. Il voulut la rattraper mais ce fut une belle erreur, car il avait oublié qu’il était en équilibre sur une branche. Le bandit battit des bras et alla s’écraser, comme un gros flan vert, aux pieds d’Ambrosius. Les compagnons de Terry qui ne s’attendaient pas à ça, avaient perdu leur belle assurance. Ils avaient la tête du type qui rentre de la taverne bourré, tard le soir, croyant que sa femme dort et qui tombe nez à nez avec elle, en chemise de nuit juste derrière la porte. Ils balancèrent leurs projectiles sur le prêtre pour la forme (le plus proche passa à trois bons mètres) et ils détalèrent tandis que Piquette, véritable tourbillon volant, leur tirait les cheveux avec vigueur. Une jolie démonstration de brushing féerique !

   Un peu plus tard, alors qu’ils avaient repris la route, Ambrosius repensait à ce Terry la Fronde, et, curieusement, une petite musique entêtante se mit à lui trotter dans le crane.

 

 

A suivre

 

 

Le début est là !

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


… la Guerre de l'Artefact avait durement frappé les elfes et quand le roi Emilhion et sa suite vint s'installer dans la région des Guiques Fers, ils étaient dans un sale état : il y avait nombre de blessés, d'estropiés, de dépressifs et d'insomniaques et, horreur suprême, certains sujets du roi étaient suicidaires. Quand on sait que le taux de natalité des préférés du Créateur était inférieur à celui des baleines beigeasses (qui ont peu de goût pour les choses du sexe) on comprend que se suicider était considéré comme un crime.

   Pour oublier leurs malheurs, les elfes se lancèrent avec frénésie dans une activité très saine et éminemment pacifique : le jardinage.  Ah, quel paysan n'a pas préféré biner comme un malade plutôt que d'étrangler sa femme ?

   La terre était féconde et bientôt un potager maousse recouvrit les Guiques. Malgré tout Emilhion était soucieux car, même si tout le monde mangeait à sa fin, les finances étaient au plus bas. Il fallait trouver un commerce juteux. Le roi et ses conseillers se lancèrent sur des tas d'études de marché plus pointues que leurs oreilles et la conclusion fut limpide : en temps de guerre on boit pour oublier et en temps de paix, on bois pour tuer l'ennui. Ils allaient produire du vin et pas n'importe lequel : le meilleur d'Aquilonia. C'est beau l'ambition !

   Ils avaient une excellente terre, un bon cépage, un climat idéal, il leur fallait une exposition parfaite.  Au sud des Guiques sur une série de petites collines, vivaient quelques familles de trolls elles aussi réfugiées de la guerre. Au grand dam de ces grandes créatures un peu frustres, Emilhion et ses joyeux vignerons décrétèrent que le terrain idéal se trouvait précisément là.

   S'ensuivit un épisode d'une rare violence (le pacifisme ça va deux minutes) quand il fallut convaincre les trolls d'aller voir plus loin si les elfes y étaient. Leurs jambes sous le bras, ils acceptèrent et il quittèrent les lieux. Deux ans plus tard, un superbe vignoble tapissait les collines de belles lignes ondulantes telles des dreads-locks vertes sur la tête d'un druide Rasta.

La légende qui prétend que les elfes ont la main verte n'est pas fausse mais pourtant cela ne suffit pas :: le vin était correct sans plus, il manquait de cuisse et il était trop bref…

 

—    Trop bref ? demanda Ambrosius interrompant Piquette en plein milieu de son histoire. Par les couilles de Pélos, c’est un sacré coup dur ! Il devait avoir la rage Emilhion !

—    La rage, c’est le mot ! répondit la fée. Il s’arrachait carrément les cheveux. Il ne voyait pas comment améliorer son vin, les œnologues autour de lui non plus. Le roi goûtait sans relâche son picrate des Guiques mais rien n’y faisait. Aucune idée ne venait. Par contre Emilhion avait une sale tête !

 

…oui parce qu'à force de passer son temps à goûter son vin, le roi commençait à pochetronner grave !

   Pourtant, c’est un jour qu’il était beurré comme une tartine qu’il trouva la solution en regardant par ses deux fenêtres. (alors qu’il n’y en avait qu’une). Il vit s'activer, dans ce qui restait du potager, des petits êtres ailés qui s'étaient installés en douce dans les Guiques : les fées agricoles. Il se frappa le front, (il avait de la place maintenant qu'il n'avait plus de cheveux). Bon sang mais c'est bien sûr !

 

   Cette race particulière de fée ne vivait que pour les fruits. Ils (oui,  il y a des fées mâles que l’on appelle les Testos) ne mangeaient que ça et ils protégeaient lesdits fruits contre les vers, les oiseaux et toutes sortes de bestioles enquiquinantes. Le reste du temps, ils dormaient pour digérer et ils jouaient à un-deux trois soleil, à faucon perché ou à la deli-délo.

C’est à la suite de féroces négociations qu’un accord fut signé entre les fées et les elfes. Les créatures ailées obtinrent les trente deux heures, six semaines de congés payés, onze jours fériés-dont le fameux jour de l’Escadrille consacré entièrement à un spectacle aérien de haute voltige-des congés maternité, un treizième mois… bref, les meilleures conditions de travail de tout Aquilonia voire même de tous les univers connus. Un truc que nombres de syndicalistes n’ont jamais voulu croire.

 La qualité du vin s’en ressentit car, grâces aux soins privilégiés que leur prodiguaient les fées, les grappes prirent des proportions historiques. Mais ce qui faisait que le raisin des Guiques avait un goût et une qualité uniques, c’était le fameux Cocon.

 

 

Suite

 

Le début est là !

Publié le par Zordar
Publié dans : #De drôles de zygotos


Le silence dura un bon moment  et ce fut l’occasion pour la fée, d’assister à un spectacle étonnant. Car, après la tranche de pain, Ambrosius sortit un saucisson de belle taille et en dévora la moitié aussitôt suivit de deux bonnes parts de pâté de lapin, de quatre énormes tranches d’un fromage à pâte cuite (accompagné de pain bien sûr), de cinq brioches un peu rassises et de deux gros cakes aux raisins secs  le tout arrosé de la moitié d’une outre de vin. Juste après, il fit un rot à décorner un bœuf qui décoiffa sérieusement la créature ailée

    —  Dis, fit-elle d’une voix épouvantée. Tous les humains mangent comme toi ?

   — Non rassurez-vous, je suis un peu barbouillé suite à la contrariété de ce matin alors j'ai mangé léger.

Abasourdie, la fée se demandait si l’estomac et le sac à dos du prêtre étaient des puits sans fond. Ambrosius s’agenouilla et fit alors une courte prière pour remercier son dieu.

Ö Pélos, grand démiurge du froid

Merci pour ce repas digne d'un roi

Merci de faire gonfler mon petit ventre replet.

 Décidément, il n’y avait pas que la sustentation qui était surprenante chez les humains, la théologie l’était  tout autant ! La fée, qui avait une idée derrière la tête demanda :

   — C’est comment la ville d’où tu viens ? 

—     Bélianthe ? C’est grand, une véritable salade de fruits de gens de toutes races et de tous horizons. C’est comme une immense fourmilière mais ça pique moins les fesses.

—   Ca tombe bien, j'ai le popotin fragile ! Et si je te raconte les secrets du vin elfique, je peux venir avec toi ? Je crève d’ennui, ici toute seule !

—      Mais vous allez loger ou ? Chez moi c’est trop crad…enfin disons que ce n’est pas fait pour une dame et… vous allez me raconter quoi ?

—      Ben les secr…

Ambrosius était déjà parti, le sac sur l’épaule et il avait fait vingt mètres :

—  Alors, qu’est ce que vous attendez ? La route est longue vous savez !

La fée voltigea à sa suite, ravie de l’aubaine et curieuse de découvrir cet étrange compagnon.

—     Tu peux me tutoyer, tu sais. Mes amis m’appellent Piquette.

—     Piquette ? Tiens donc ! C’est joli !

Le prêtre sentait bien qu'il y avait matière à creuser dans ce  drôle nom mais il avait d'autres idées en tête :

- Et donc, tu disais à propos de ces mystérieux vins ?

Tandis qu’ils s’enfonçaient sous la canopée à l'abri du chaud soleil de midi, la fée Piquette se mit à tout dévoiler.

 

 

Suite

 

 

Présentation

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Le début d’une saga hilarante d’heroïc fantaisiste prévue en 10 volumes. Imaginez un dieu sympa mais pas très doué qui crée Aquilonia, un monde en forme de part de pizza où s'ébattent toutes sortes de créatures : orques, elfes, nains, belettes à dents de sabre, trolls, humains, dragons, krakens hydrophobes... Autant dire que tout le monde ne s'entend pas comme larrons en foire. Au milieu de ce foutoir, un jeune guerrier impulsif, entouré de quelques amis essaie de sortir son épingle du jeu dans des aventures loufoques et rocambolesques. Lecteurs trop sérieux ou femmes trop liftées, passez votre chemin.

Les trois premiers tomes sont disponibles TELECHARGER LES LIVRES.

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